Genève: Grenade de la 2e guerre mondiale dans une rivière
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GenèveGrenade de la 2e guerre mondiale dans une rivière

Un promeneur a découvert un engin explosif dans le lit de la Versoix. Une trouvaille rare. Un démineur a neutralisé l'objet.

par
David Ramseyer
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Police cantonale genevoise
Police cantonale genevoise
Police cantonale genevoise

Elle gisait là, dans la vase, en contrebas d'une berge de la Versoix. Dimanche passé, en pleine forêt tout près de la frontière avec le Département de l'Ain (F), un promeneur a trouvé une grenade française de la seconde guerre mondiale.

Prévenue, la police est rapidement intervenue avec le détachement NEDEX (Neutralisation Enlèvement Détection Engins EXplosifs), tandis que les forces de l'ordre étaient également alertées côté français. «Nous procédons un peu de la même manière que lors de la découverte d'un colis suspect, explique Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police genevoise. Une zone de sécurité est établie puis nous neutralisons l'engin.»

Mais contrairement à la pratique habituelle lors de la découverte d'une valise abandonnée par exemple, le robot de déminage n'a cette fois pas été utilisé. Un agent du NEDEX s'est chargé de l'opération, précise Jean-Philippe Brandt: «L'engin est clairement identifié, le démineur adapte alors son comportement en fonction de la nature de l'objet trouvé.» La grenade a été détruite et les débris récupérés.

La découverte d'armes de la deuxième guerre mondiale est plutôt rare en Suisse, pays neutre durant le conflit. «On recense une dizaine de cas par an, note le service de communication de l'armée helvétique. Ce sont souvent des objets de collectionneurs, que l'on retrouve dans des caves d'immeubles ou de maison. Mais il arrive parfois, comme dimanche à Versoix, que des vestiges soient récupérés en campagne près de la frontière.»

Munitions essaimées partout en Suisse

Si les découvertes de bombes ou de grenades du dernier conflit mondial restent rares sur territoire helvétique, ce n'est pas le cas des obus ou détonateurs de l'armée suisse. Ces vestige d'exercices de tir lors d'écoles de recrues ou de cours de répétition se comptent par centaines chaque année. L'an dernier, la Confédération en a enregistré 1960. Il s'agit de munitions tirées mais défectueuses (des "ratés", selon le jargon militaire), de munitions non-tirées ou de rebuts d'obus. En 2015, Berne était le canton le plus fertile en munitions retrouvées, devant le Valais et les Grisons.

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