Actualisé 07.02.2012 à 07:02

Colère à GenèveGrève de la faim contre les citernes

Débarrassé de tout mandat politique, l'ancien président du Conseil municipal de Vernier (GE), Stéphane Valente, entamera un jeûne illimité dès le 15 février prochain.

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«Toutes les études menées à grands frais autour des citernes d'hydrocarbures de Blandonnet le démontrent clairement. Ces installations établies en plein milieu d'une zone urbaine présentent des risques énormes.» Le constat de Stéphane Valente est sans appel. Alors conseiller municipal de Vernier, l'homme a tout fait politiquement pour que ces citernes disparaissent du paysage. Sans succès. «Les services de l'Etat jugent les risques acceptables, ajoute-t-il. On se souvient que le Japon évaluait comme «quasi impossible» l'éventualité d'une catastrophe nucléaire».

De fait, le 30 janvier dernier, il a démissionné du délibératif communal, «pour redevenir simple citoyen et avoir les coudées franches». Concrètement, Stéphane Valente a ainsi décidé d'entamer, dès le mercredi 15 février prochain, une grève de la faim. Et ce «afin d'attirer votre attention sur la situation parfaitement inacceptable de l'exploitation du site «Petrostock», a-t-il écrit vendredi dans une lettre ouverte adressée au Conseil d'Etat et au Grand Conseil.

Ce père de trois filles se refuse à laisser vivre ses enfants près d'une «bombe qui pourrait sans problème être déplacée loin des habitations et de l'aéroport». Pour l'ancien élu, «d'autres installations existent où les centres de stockage ne sont pas utilisés à 100% de leur capacité».

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