A. Berger - Delémont: Grève des employés: des négociations

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A. Berger - DelémontGrève des employés: des négociations

Les quinze employés de l'entreprise de décolletage A. Berger & Co. à Delémont sont en grève depuis mercredi matin. Des négociations sont en cours pour débloquer la situation.

La situation semblait s'être apaisée mercredi dans le conflit qui oppose le personnel à la direction de l'entreprise de décolletage A. Berger & CO à Delémont. La quinzaine de grévistes ont obtenu l'ouverture de négociations sur un plan social.

«Nous sommes dans une trêve et le dialogue a repris», a souligné le secrétaire syndical du secteur industrie d'Unia Transjurane, Achille Renaud. Le personnel, licencié pour le 31 mars, se bat pour obtenir un plan social digne de ce nom, a ajouté le syndicaliste. Unia Transjurane est associé aux discussions.

Grève

Les ouvriers maintiennent le piquet de grève mis en place à 7 heures. Les quinze employés de l'entreprise exigent de la direction qu'elle entre en matière sur leurs propositions de plan social. Le syndicat et les employés affirment que la holding allemande Berger Group, dont fait partie la succursale jurassienne, a un carnet de commandes rempli et enregistre des bénéfices.

La direction du groupe a condamné mercredi, avant l'ouverture des négociations, les mesures de lutte d'Unia. Dans un communiqué, elle estime qu'il ne sera possible de parvenir à de «bonnes solutions» que si toutes les parties manifestent leur volonté d'y oeuvrer de façon positive. A. Berger & CO accuse Unia d'attiser le conflit.

Intervention de la police

La situation s'était brusquement tendue mardi vers minuit lorsque la police cantonale jurassienne était intervenue pour faire évacuer le personnel qui avait investi l'entreprise. «Il s'agissait d'une occupation pacifique», a expliqué le syndicaliste. La police est intervenue après le dépôt d'une plainte pénale pour violation de domicile auprès du Ministère public.

En occupant le site, les employés jurassiens ont voulu empêcher que des ouvriers polonais ne démontent l'outil de production de cette usine pour le transporter à l'étranger. Le groupe allemand justifie la fermeture du site par la cherté du franc et par l'apparition de nouveaux concurrents dans des pays où les coûts sont plus faibles. (ats)

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