Yémen: Grève générale dans le sud à l'appel du mouvement autonomiste
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YémenGrève générale dans le sud à l'appel du mouvement autonomiste

Une grève générale était observée dimanche dans le sud du Yémen à l'appel du mouvement autonomiste sudiste.

Son objectif: protester contre la répression du pouvoir central et réclamer la libération des détenus.

La circulation était paralysée dans les grandes villes du sud et les commerces fermés, selon des témoins.

Dans un communiqué, le «Conseil de la révolution pacifique sudiste» avait appelé à une «grève générale dans les secteurs public et privé ainsi que les transports dans l'ensemble des provinces sudistes».

Il a affirmé que cette grève avait pour but «de répondre aux agressions répétées du pouvoir, dont la dernière en date est l'attaque contre le journal al-Ayyam» à Aden, principale ville du sud du Yémen, et de demander la libération des détenus.

Le fondateur et propriétaire du principal journal du sud du Yémen, Hicham Bachraheel, avait été arrêté la semaine dernière au lendemain d'affrontements entre des gardes armés du journal et la police qui ont fait deux morts.

A l'issue des affrontements, plus de 50 personnes, dont des activistes sudistes, qui étaient retranchées au siège du journal, accusé de sympathies séparatistes, se sont rendues aux forces de l'ordre.

Des moyens pacifiques

«La grève générale se déroule jusqu'à présent dans le calme», a déclaré au téléphone Abdou al-Moutari, un des dirigeants du mouvement sudiste, qui se trouvait dans la ville de Daleh (environ 400 km au sud-est de Sanaa).

«Cette insurrection civile a pour but de montrer que nous avons recours aux moyens pacifiques pour faire entendre notre voix, loin de la violence et du terrorisme, et constitue une riposte à ceux qui font l'amalgame entre le mouvement sudiste et Al-Qaïda», a-t-il ajouté.

Selon des témoins, les forces de sécurité ont demandé aux propriétaires des commerces dans la ville de Daleh d'ouvrir leurs portes, mais ils ont refusé.

Les manifestations réclamant la sécession du sud du Yémen, qui était avant 1990 un Etat indépendant, se sont multipliées au cours des derniers mois. Les habitants du sud estiment faire l'objet de discriminations de la part des nordistes et ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.

(ats)

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