Actualisé 06.07.2020 à 02:27

Football

Griezmann balaye les doutes et redonne espoir au Barça

Le FC Barcelone a battu Villareal 4-1 et revient à quatre points du Real Madrid qui l’a emporté un but à zéro à Bilbao.

Antoine Griezmann a balayé les doutes sur sa force de résilience ce dimanche avec un magnifique lob. (Photo JOSE JORDAN / AFP)

Antoine Griezmann a balayé les doutes sur sa force de résilience ce dimanche avec un magnifique lob. (Photo JOSE JORDAN / AFP)

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Le bijou de sa renaissance: avec un superbe but pour couronner le beau succès du FC Barcelone 4-1 à Villarreal pour la 34e journée de Liga, Antoine Griezmann a fait taire les critiques et redonné espoir au Barça, qui revient à quatre points du leader Real Madrid, vainqueur 1-0 à Bilbao dimanche.

Au cœur de la polémique malgré lui, après son entrée en jeu à la 90e minute contre son ancienne équipe, l’Atlético Madrid mardi (2-2), Griezmann (29 ans) a balayé les doutes sur sa force de résilience ce dimanche: son magnifique lob plat du pied gauche (45e) a redonné des couleurs au Barça, après le but de Luis Suarez (20e) et le contre son camp de Pau Torres (3e) sur lequel le Français aurait aussi pu marquer, et avant l’ultime réalisation d’Ansu Fati (86e), et remet un peu de suspense dans la course au titre en Liga.

Après la courte victoire du Real Madrid 1-0 à Bilbao grâce à un nouveau penalty de son capitaine Sergio Ramos, le rival Madrilène comptait sept points d’avance avant le déplacement à Villarreal des Catalans, qui se devaient donc de gagner pour garder une once d’espoir de conserver leur titre de champion d’Espagne.

Joyau de Griezmann

C’est chose faite, et avec la manière: un trio d’attaque «MSG» retrouvé, Un Lionel Messi très complice avec ses deux partenaires d’attaque sur leurs deux buts, et un Barça qui a sorti la tête de l’eau le temps d’un match, après s’être noyé dernièrement entre les résultats mitigés et les bisbilles de vestiaire.

La preuve, avec l’image d’un «Grizi» qui a sauté dans les bras de son capitaine Messi pour célébrer son 9e but en Liga cette saison, tout sourire, après la réduction du score de Villarreal par Gerard Moreno (13e).

«Ils se sont coordonnés de manière extraordinaire, on a forcé leurs défenseurs à se découvrir. On a réussi à progresser sur les côtés et à attirer du monde dans l’axe. C’était exactement ce qu’on voulait. Ils ont fait un très bon match, ils ont beaucoup de qualités. On a terminé ce match satisfaits et eux aussi, j’en suis sûr, parce qu’on a fait un grand match et tout le monde s’est régalé», a savouré l’entraîneur Quique Setién en conférence de presse d’après-match, dimanche soir.

«C’est vrai que c’est dur de le faire entrer ainsi, pour un joueur de son niveau. (…) Mais tu as toujours l’espoir qu’un joueur comme lui peut faire une action ponctuelle qui te permette de gagner le match», s’était justifié Quique Setien après le scandale de mardi, où il n’avait que trois minutes de fin de match à un attaquant champion du monde du calibre de Griezmann.

Confirmation ce dimanche, avec le joyau de Griezmann qui a suivi celui de Suarez et scellé la victoire du Barça, et cette prestation aboutie contre un Villarreal loin d’être timide et plus que jamais candidat à l’Europe (5e)… Une réplique nécessaire pour ne pas abandonner tout espoir dans course au titre, à quatre points du leader Madrilène (77 pts), encore sauvé par Sergio Ramos plus tôt dans la journée à San Mamés.

Zidane, «fatigué»

Real Sociedad, Getafe, et désormais Bilbao: lors de ces trois matches-clés, les Madrilènes ont fait jouer leur froid réalisme par leur indéboulonnable capitaine Sergio Ramos (34 ans), auteur dimanche de son 10e but de la saison en championnat d’Espagne (73e), et qui emmène dans son sillage la Maison blanche vers un 34e titre de Liga de son histoire.

«Je suis fatigué. On dirait que tous les matches que l’on gagne, c’est uniquement grâce aux arbitres. Il faut respecter ce que font les joueurs sur le terrain. L’arbitre est allé revoir l’action, et il a sifflé pénalty parce qu’il y avait pénalty», a sèchement relevé Zidane en conférence de presse d’après-match.

Pour Zinédine Zidane, qui s’obstine à répéter que son équipe «n’a encore rien gagné» et à égrainer le nombre de matches restants en les qualifiant de «finales», le déplacement dans cette cathédrale San Mames à huis clos représentait la dernière grosse affiche avant une fin de calendrier en pente douce, contre Alavés, Grenade, Villarreal et Leganés.

Sans Eden Hazard (touché à sa cheville droite) et Raphaël Varane (préservé après son choc aux cervicales jeudi contre Getafe), le Real a tout de même enchaîné une 7e victoire en sept matches depuis la reprise, pour poursuivre sa marche vers le titre.

(AFP/NXP)

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