France: Grosse mobilisation contre «l'austérité»
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FranceGrosse mobilisation contre «l'austérité»

Des milliers de personnes manifestaient jeudi à travers la France pour dire «stop à l'austérité» et au blocage des salaires, à l'initiative de quatre syndicats.

Le président français et son Premier ministre ont en pris pour leur grade.

Le président français et son Premier ministre ont en pris pour leur grade.

«Le gouvernement devrait être attentif à ce qui se passe aujourd'hui. Ou il écoute, ou il n'écoute pas, c'est son problème. Mais qu'il ne vienne pas se plaindre après», a déclaré le dirigeant de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, à la presse.

Peu de perturbations ont eu lieu dans les transports en dehors du ciel, où l'appel à la mobilisation a coïncidé avec la grève lancée depuis la veille par le premier syndicat de contrôleurs aériens. Des centaines de vols ont été annulés et des retards enregistrés un peu partout dans l'Hexagone.

Cette grève a également eu des répercussions en Suisse. Pas moins de 83 vols ont été annulés par les compagnies aériennes et des retards jusqu'à deux heures étaient constatés dans les aéroports de Genève et Zurich.

Tour Eiffel fermée

Les écoles ont également été perturbées, plusieurs syndicats d'enseignants, dont le SNUipp-FSU et le Snes-FSU, ayant appelé à cesser le travail pour dénoncer notamment le blocage des salaires des fonctionnaires depuis 2010.

Les personnels d'exploitation de la Tour Eiffel se sont aussi joints au mouvement et le monument le plus visité de France devait rester fermé jusqu'à 18h.

Milliers de manifestants

Force ouvrière a mis en avant les grèves tandis que la CGT a misé sur les manifestations. Le syndicat a dénombré plus de 120'000 personnes défilant dans la capitale et 300'000 manifestants au total pour toute la France.

«On veut dire au gouvernement que la politique qui consiste à donner toujours plus d'argent public aux entreprises privées, sans contrôle, sans mesure d'efficacité de ces mesures, ça ne marche pas», a expliqué le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, à la tête d'un cortège long et dense, essentiellement composé de militants de sa centrale.

En tête du cortège, constitué à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, FSU, Solidaires -, une large banderole était frappée des revendications: «Contre l'austérité, pour les salaires, les services publics, l'emploi, la protection sociale».

Loi Macron vilipendée

Au total, 82 manifestations ont eu lieu en province, selon le syndicat. La loi Macron sur la croissance et l'activité a été souvent la cible des manifestants, comme à Nantes où 3000 personnes ont défilé derrière un banderole proclamant: «Dans le Macron, tout est bon pour les patrons».

Près de 45'000 personnes selon la CGT, 7000 d'après la police, ont battu le pavé à Marseille. «Comme le gouvernement ne bouge pas, c'est aux salariés de se mobiliser sinon on va tout perdre», a dit le secrétaire général CGT des Bouches-du-Rhône, Thierry Pettivino. «C'est un signal fort lancé au gouvernement, et qu'il doit entendre.»

A Toulouse, entre 4000 personnes selon la police, et 8000 selon les manifestants ont défilé de la place Arnaud-Bernard jusqu'à celle du Capitole. Personnels de l'aviation civile, des hôpitaux, de Pôle emploi, des caisses d'allocations familiales, enseignants, et chercheurs ont défilé aux côtés de quelques salariés du secteur privé, moins représentés.

«Nous sommes là pour lutter contre le projet de loi Macron et pour tenter d'infléchir la politique de ce gouvernement qui se dit de gauche», a déclaré Pierre Tommasi, secrétaire CGT chez Thalès Alenia Space.

Plus de 4000 personnes, selon la police, ont défilé dans les rues de Lyon. Entre 4700 personnes, selon la police, et 9000 d'après les syndicats, ont également marché à Bordeaux. (afp)

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