Actualisé 16.02.2017 à 13:52

Banque

Groupe BCV: le bénéfice net se replie de 8%

L'établissement bancaire vaudois a affiché des résultats en baisse au terme de l'exercice 2016.

Keystone/Archives/Photo d'illustration

Le groupe Banque cantonale vaudoise (BCV) a affiché des résultats en baisse au terme de l'exercice 2016. Son bénéfice net s'est replié de 8%, à 310 millions de francs par rapport à celui de 2015, toutefois marqué par des éléments extraordinaires.

En 2015, les résultats avaient profité de la cession de la participation de la banque dans Swisscanto. Reste que pour Pascal Kiener, président de la direction générale, les résultats 2016 sont bons et «démontrent la stabilité de la banque» dans un contexte difficile, a-t-indiqué jeudi à Lausanne.

L'établissement vaudois souligne que ce bénéfice 2016 est supérieur à ceux des exercices 2013 et 2014.

Taux négatifs

En 2016, les revenus ont baissé de 6% à 967 millions par rapport à 2015, en raison notamment de la persistance des taux d'intérêt négatifs. Des taux négatifs que la BCV ne répercute pas sur la grande majorité de ses clients comme les particuliers et les PME, a insisté Pascal Kiener.

Seuls les «gros» clients comme de grandes entreprises et les institutions sont impactés. Et d'estimer leur nombre à moins de 300.

Côté résultat opérationnel, il est en baisse de 4% à 383 millions. Mais la BCV précise qu'il reste supérieur aux deux années qui ont précédé.

Charges stables

Directeur financier du groupe, Thomas W. Paulsen s'est lui aussi exprimé sur ces résultats financiers 2016. Il a à son tour salué cette «stabilité dans un contexte de taux négatifs notamment». «Nous avons continué à appliquer notre maîtrise des charges et notre normalisation des provisions», a-t-il résumé.

Dans le détail, les charges de personnel sont stables (338 millions de francs) alors que les charges d'exploitation diminuent de 4% à 171 millions. Le groupe veut «éviter l'effet d'accordéon» en engageant puis en licenciant. Là aussi, il dit vouloir miser sur la continuité.

Baisse des commissions

Parmi les reculs enregistrés par le groupe: celui des opérations de commissions (-7% à 308 millions de francs). Une tendance que la banque explique entre autres par la diminution des activités des clients sur les marchés financiers et par la fin de la collaboration avec Postfinance dans le courtage en ligne.

Du côté des hypothèques, Pascal Kiener a rappelé que la banque avait souhaité freiner son activité dans le secteur en 2012. L'an dernier, la croissance a atteint 2%. C'est une «attitude responsable, la croissance a été maîtrisée», a-t-il jugé.

Perspectives

S'agissant de 2017, Pascal Kiener a évoqué un climat d'incertitudes internationales tant économiques que politiques. Notamment avec la nouvelle administration américaine ou les élections en France et en Allemagne. «Mais notre scénario de base est celui d'une croissance mondiale modérée, de l'ordre de 3%».

En Suisse, le niveau d'incertitudes est jugé élevé sachant que le développement économique est influencé par la croissance économique mondiale, européenne et les taux de change, écrit la banque. Reste que la BCV s'attend à une marche des affaires qui va s'inscrire dans la continuité de l'année écoulée. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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