Propriété intellectuelle: Guerre de brevet autour d'un menu de smileys
Actualisé

Propriété intellectuelleGuerre de brevet autour d'un menu de smileys

Une société accuse Samsung et Research in Motion d'avoir violé un brevet concernant la procédure de saisie des émoticônes sur leurs smartphones respectifs.

par
laf
source: arstechnica.com

source: arstechnica.com

La dernière plainte en date de violation de brevet prête à sourire, au sens propre comme au figuré. Une société accuse Samsung et Research in Motion (RIM) d'avoir violé son brevet intitulé «procédure de saisie d'émoticônes et appareil».

«Il est notoire que pour de nombreux utilisateurs, leur courriel et leurs messages instantanés ... impliquent souvent l'utilisation d'émoticônes, comme le "visage souriant" ou le "visage triste", explique la patente. Toutefois, peu de services de mails ou de messageries instantanées offrent une assistance à l'utilisateur pour les saisir et les utiliser dans leurs communications», explique la patente en mains de Varia Holdings Inc qui avait été validée en 2007.

La partie plaignante affirme avoir la propriété sur la manoeuvre qui consiste à sélectionner les émoticônes à partir d'un menu à options plutôt que de les taper directement, un caractère à la fois. Selon Varia Holdings Inc, la liste des téléphones violant se brevet est longue, avec notamment les modèles Nexus S et Galaxy Nexus de Samsung ou encore les modèles Blackberry Curve, Pearl et Storm du fabricant canadien Research In Motion (RIM).

Le brevet a été déposé à la fin 2005 et a validé en 2007 par Wildseed, une startup rachetée ensuite par AOL. Ce dernier a ensuite rendu sa liberté à plusieurs ex-employés de Wildseed qui sont partis avec le brevet relatif à cette procédure de saisie des émoticônes.

Flou juridique

Face à la prolifération de demandes de brevets en tout genre et à la multiplication des guerres de brevets, les tribunaux américains ont lutté ces dernières années pour arriver à définir les inventions qui méritaient d'être protégées par un brevet. L'an passé, une Cour d'appel avait jugé qu'un brevet basé sur ​​un concept de détection de fraude par carte de crédit via les opérations bancaires passées par une adresse IP particulière était trop abstrait pour mériter cette protection juridique, rappelle le site arstechnica.com. Mais aucune jurisprudence claire n'a été établie jusqu'ici. Même si l'action lancée pour la protection de cette procédure de sélection de smileys peut paraître absurde, elle pourrait finalement quand même réussir à faire payer à Samsung et RIM des royalties.

Ton opinion