Delémont: Guerre des chiffres entre syndicat et hard-discounter
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DelémontGuerre des chiffres entre syndicat et hard-discounter

Jeudi, lors de l'ouverture du nouveau magasin, le syndicat a dénoncé des journées de 13 h et du travail à l'appel. Aldi dément.

par
Nicolas Maradan

«Des prix bas sur le dos du personnel, non merci»: c'est sous ce slogan que la section jurassienne d'Unia a distribué des tracts aux clients d'Aldi, profitant de l'ouverture jeudi matin d'un nouveau magasin à Delémont.

Le syndicat reproche au hard-discounter allemand la façon dont il traite ses employés. «Certains employés sont engagés à 50%, mais ils sont appelés le vendredi pour venir travailler à 100% la semaine suivante. Et les journées de travail de 13 ou 14 heures sont monnaire courante», déplore Pierluigi Fedele, secrétaire régional d'Unia, se fondant, selon lui, sur les témoignages d'employés d'autres enseignes Aldi.

«De plus, cette augmentation du temps de travail n'est pas comptée comme des heures supplémentaires», enchaîne-t-il. «Faux», répond René Rohner, porte-parole d'Aldi en Suisse romande. «Les horaires de travail sont toujours planifiés quinze jours à l'avance et nos employés travaillent à des taux fixes. On ne leur demande de faire des heures supplémentaires qu'en cas de force majeure», précise-t-il.

Jeudi, l'action d'Unia s'est déroulée dans une ambiance bon enfant. «Nous n'avons pas pu distribuer de tracts aux employés, mais une de nos délégués a pu rencontrer la gérante du centre», explique Pierluigi Fedele. «Pour l'heure, on va devoir attendre six mois pour voir les réactions des employés du nouveau centre».

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