Guy Carlier sort enfin des ténèbres de la boulimie
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Guy Carlier sort enfin des ténèbres de la boulimie

Le chroniqueur de «On ne peut pas plaire à tout le monde» se livre, dans «Le cœur au ventre», en librairie le 22 mai. Hier, il a débattu avec la presse romande.

«Si tu veux connaître mes petites astuces pour maigrir avant l'été, c'est raté.» Voici ce qu'on pourra lire au dos de son dernier livre, son neuvième ouvrage en comptant les recueils et chroniques déjà publiés. Deux heures durant, Guy Carlier s'est livré, de façon sincère et toujours pudique.

Sa boulimie? «Un sédatif mis sur une blessure. Une destruction que l'on a tous sous diverses formes: l'alcool, la cigarette, l'anorexie.» Il évoque alors une enfance douloureuse, avec un père absent, une famille qui nourrit pour montrer son amour... Il poursuit en expliquant comment la nourriture a commencé à combler son besoin de reconnaissance.

Sa collaboration avec Fogiel? «On ne s'intéresse pas aux mêmes choses, je fais le contrepoint.» Pressé par les questions, le chroniqueur reconnaît certains défauts à Marc-O., «mais comme tout le monde». Il égratigne au passage quelques pontes cathodiques. Si Delarue est insupportable, Gérard Miller est un «procureur stalinien» qui veut voir sa tête partout. «Il me fait même douter de la psychanalyse», déclame-t-il. On aurait du mal à le contredire. Sur la télé-réalité, il n'a «pas envie de dire grand-chose». Son haussement d'épaules veut tout dire.

Celui que l'on voit souvent mordre et critiquer les people, comme Elizabeth Teissier pour sa «cupidité», renaît avec ce livre, après avoir sombré dans une destruction totale. Cet homme-là aime furieusement la nature humaine, qu'elle soit bonne ou mauvaise.

Elsa Duperray

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