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CoronavirusLes restaurants pourraient rouvrir prochainement

Le ministre de l'économie «n'exclut pas» que les restaurants puissent rouvrir, «peut-être dans quelques semaines». Le travail du Conseil fédéral est salué.

Guy Parmelin souligne que l'aide reste une aide d'urgence et ne doit pas «devenir un oreiller de paresse».

Guy Parmelin souligne que l'aide reste une aide d'urgence et ne doit pas «devenir un oreiller de paresse».

Keystone

La branche de la gastronomie tire le signal d'alarme, inquiète de la crise du coronavirus. Le ministre de l'économie Guy Parmelin envisage toutefois que les restaurants puissent rouvrir prochainement. Le travail du Conseil fédéral est salué.

«Je n'exclus pas que les restaurants puissent rouvrir dans quelques semaines peut-être», indique Guy Parmelin dans une interview avec «Le Matin Dimanche» et la «SonntagsZeitung». «Cela dépend de l'évolution de la situation», ajoute-t-il. Le Vaudois précise que la situation est évaluée en permanence et que le Conseil fédéral peut «effectuer un bilan circonstancié à chaque de ses séances hebdomadaires».

L'USS salue Le président de l'USS Pierre-Yves Maillard a donné samedi, sur les ondes de la SRF, un satisfecit au travail du gouvernement. Il est pour lui «dans la nature des choses» que beaucoup de personnes concernées ne soient pas satisfaites des décisions prises dans cette situation.

«Mais l'USS - et je pense la population aussi - apprécie que le Conseil fédéral prenne ses responsabilités et adopte une ligne capable de compromis». «Il faut du courage pour diriger le pays dans une telle situation», relève le Vaudois.

Risque de faillite pour 30 à 40% des restaurants

La décision du Conseil fédéral, mercredi dernier, de rouvrir une partie des commerces dont les salons de coiffure dès le 27 avril a été fort critiqué par les représentants des secteurs maintenus fermés comme celui de la restauration. Ainsi dans plusieurs médias ce week-end, le président de Gastrosuisse Casimir Platzer a tiré la sonnette d'alarme. «Si les restaurants ne peuvent pas ouvrir en mai, Gastrosuisse s'attend à ce que 30% à 40% d'entre eux fassent faillite», affirme-t-il.

A l'appui de cette inquiétude, Casimir Platzer cite la hausse des chiffres du chômage en mars: «elle est de 45,3% dans l'hôtellerie pendant que dans tous les autres secteurs ce chiffre est inférieur à 30%». La perte de chiffre d'affaires de l'industrie hôtelière est énorme, ajoute le patron de la faîtière. A fin avril, elle s'élèvera à quatre milliards de francs. Et au terme de chaque mois supplémentaire, il faudra ajouter 2,5 milliards.

Casimir Platzer est convaincu que les restaurants peuvent, à l'aune d'autres commerces, ouvrir tout en respectant des mesures de protection strictes. «Nous demandons que nos propositions soient examinées et que des mesures d'ouverture progressive soient élaborées avec nous».

60 milliards

Interrogé sur le montant de l'aide fédérale, Guy Parmelin s'est montré prudent. Selon qu'on pourra travailler plus ou moins normalement durant l'été, les 60 milliards suffiront, a-t-il répondu. Il souligne que cette aide est une aide d'urgence et ne doit pas «devenir un oreiller de paresse». Les secteurs ou branches qui sortent de l'isolement ou peuvent rouvrir doivent donc renoncer rapidement au chômage partiel et aux aides fédérales, estime-t-il.

Guy Parmelin reconnaît que toutes les pertes ne pourront jamais être couvertes par les mesures fédérales d'amortissement mais souligne que ces mesures ne peuvent être maintenues pour une durée indéterminée. «Ces 60 milliards sont une somme énorme et l'argent ne tombe pas du ciel. Nous ne pouvons pas imposer aux générations futures une dette démesurée», relève-t-il.

Quant aux entreprises qui ont recours au chômage partiel tout en continuant à verser des dividendes, le Vaudois estime qu'elles doivent faire preuve de retenue. «C'est un mauvais signe», note-t-il tout en rappelant que le Conseil fédéral n'a pas pris de décision à ce propos. Interrogé s'il a dû subir un test en raison d'un soupçon de contagion, le conseiller fédéral UDC a répondu qu'il ne souhaitait pas en parler. «C'est très intime», avance-t-il.

Une marge de manoeuvre

Le président du PDC Gerhard Pfister décerne également de bons points au gouvernement. «Il a fait du bon travail en ce qui concerne la lutte médicale et l'amortissement des conséquences économiques immédiates», a-t-il déclaré dans une interview au «SonntagsBlick».

Pour lui, l'Etat est à juste titre intervenu massivement dans l'économie et la société. Il est devenu évident qu'une intervention financière se justifie, par exemple dans des secteurs comme le tourisme ou l'aviation.

En termes de financement, le niveau relativement faible de la dette publique offre une marge de manoeuvre, souligne le président du PDC. L'utilisation des réserves de la BNS est également envisageable. Le frein à l'endettement devra par ailleurs être appliqué de manière plus souple à l'avenir. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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