Agression du pape: «Halte à la haine et à l'extrémisme»
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Agression du pape«Halte à la haine et à l'extrémisme»

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a affirmé vendredi qu'il fallait «vraiment arrêter cette fabrique de mensonge, d'extrémisme et même de haine», en commentant l'agression du pape dans un entretien au téléphone avec la chaîne de télévision TG1.

Le Cavaliere a déclaré avoir été en proie «comme sans doute tous les Italiens» à de «l'inquiétude» et de «l'incrédulité» en voyant les images de l'agression de Benoît XVI jeudi soir pendant la messe de minuit au Vatican.

«Je commence déjà à me sentir mieux : je suis plus visible et aujourd'hui, j'ai recommencé à manger des aliments solides», a par ailleurs déclaré le président du Conseil, lui aussi victime d'une agression, le 13 décembre à Milan. Frappé avec une reproduction de la cathédrale de la ville, il a eu le nez fracturé et deux dents cassées.

Il a estimé qu'il pourrait reprendre ses activités politiques après la fête de la Befana, le 7 janvier, date de la reprise des activités politiques en Italie.

M. Berlusconi a souligné qu'il avait été l'objet d'«attentions» et d'«une affection presque incroyable» après son agression.

«Une proximité émouvante qui m'a dédommagé de toutes les calomnies et attaques subies au cours de l'année écoulée», a-t-il relevé, cependant que la presse s'est largement fait l'écho de ses aventures supposées avec une prostituée et une mineure et qu'il a été mis en cause pour ses liens avec la mafia par un repenti. Il doit également affronter plusieurs procès après l'annulation par la justice d'une loi lui assurant l'immunité pénale.

Cela «me donne la force de regarder l'avenir avec optimisme et confiance» et de «continuer à travailler aux réformes nécessaires pour améliorer la vie de tous», a affirmé le chef du gouvernement.

(afp)

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