Bande de Gaza: Hamas intransigeant sur le sort de Schalit
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Bande de GazaHamas intransigeant sur le sort de Schalit

Le soldat franco-israélien Gilad Gilad Schalit, prisonnier du Hamas depuis cinq ans, ne «verra pas la lumière» avant la libération de centaines de palestiniens détenus par l'Etat hébreu.

Gilad Schalit, un jeune tankiste, a été capturé le 25 juin 2006 lors d'une incursion en territoire israélien, dans le sud de l'Etat hébreu, d'un commando de militants palestiniens de Gaza proches du Hamas.

Le Mouvement de la résistance islamique réclame la libération de centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël, dont certains impliqués dans des attentats ayant fait des dizaines de morts dans l'Etat hébreu.

L'Egypte et l'Allemagne ont apporté leur médiation dans les discussions pour tenter de faire libérer le soldat. Les pourparlers sont dans l'impasse depuis des mois et le Hamas a averti samedi sur son site Internet que Gilad Schalit ne verrait «pas la lumière» tant que ses revendications ne seraient pas satisfaites.

Vendredi, une douzaine d'associations de défense des droits de l'Homme israéliennes, palestiniennes et internationales ont appelé à mettre un terme au traitement «inhumain et illégal» du soldat. Dans leur communiqué commun, les ONG dont l'israélienne B'Tselem et le Centre palestinien pour les droits de l'Homme de Gaza, ont qualifié la détention du soldat franco-israélien de «violation du droit humanitaire international».

Les dirigeants du Hamas ont rejeté des requêtes du Comité international de la Croix-Rouge, qui demandent à pouvoir rendre visite au soldat. Le Hamas a diffusé en 2009 une courte vidéo montrant Gilad Schalit, mais aucune preuve de vie n'a été fournie depuis.

L'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot, a pour sa part remis samedi une lettre de Nicolas Sarkozy aux parents du soldat, Noam et Aviva Schalit. Dans cette lettre ouverte diffusée par l'Elysée et adressée directement à Gilad, le chef de l'Etat salue le courage et la détermination de ses parents, exhortant ses geôliers à «faire cesser cette séquestration indéfinie, inadmissible et révoltante». (ap)

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