Secret bancaire: «Hans-Rudolf Merz a répondu de manière précipitée»
Actualisé

Secret bancaire«Hans-Rudolf Merz a répondu de manière précipitée»

Le président du PS Christian Levrat exige du Conseil fédéral qu'il renégocie directement avec l'Union européenne l'accord anti-fraude fiscale, pour autant que la commission européenne obtienne un mandat dans ce sens.

Une position que ne partagent par les autres partis.

«Le rejet par réflexe» de la proposition de la commission de régler les questions d'évasion fiscale dans l'accord existant «est faux», déclare Christian Levrat dans une interview publiée samedi dans le «Blick». «Le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz a répondu de manière précipitée», selon lui.

Des négociations cadres offrent à la Suisse la possibilité de régler ses rapports avec l'Union européenne de manière très large, explique le conseiller national fribourgeois. «Avec les Etats-Unis nous négocions tout, pourquoi pas alors aussi avec l'Union européenne?», s'interroge-t-il. Il serait alors possible de coupler les questions fiscales avec d'autres thèmes importants comme la formation et l'énergie.

Le PS se trouve néanmoins isolé au sein des partis gouvernementaux. Lors des entretiens de Wattewille vendredi, les formations bourgeoises ont réaffirmé leur volonté de voir le Conseil fédéral négocier pays par pays de nouvelles conventions de double imposition conformes aux standards de l'OCDE.

D'autant plus qu'au sein de l'Union européenne, l'idée d'un mandat de négociation unique rencontre un certain scepticisme de la part de l'Autriche et du Luxembourg. Mais pour Christian Levrat, «il est possible» que les élections européennes du 6 juin se traduisent par un changement du rapport des forces. «L'opposition de l'Autriche et du Luxembourg pourrait alors diminuer».

(ats)

Ton opinion