WEF 2009: Hans-Rudolf Merz satisfait de son séjour à Davos

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WEF 2009Hans-Rudolf Merz satisfait de son séjour à Davos

Hans-Rudolf Merz a retiré de riches enseignements de son séjour au Forum économique mondial (WEF) à Davos.

Le président de la Confédération a constaté, via ses deux jours d'entretiens, que la Suisse avait opéré les choix judicieux pour affronter la crise.

«La présence d'une glace plus importante cette année par rapport à 2008 sur les trottoirs davosiens symbolise à elle seule bien la détérioration du climat économique», a indiqué vendredi devant la presse Hans-Rudolf Merz. Les craintes émises à l'époque sur un ralentissement conjoncturel se sont ainsi plus que concrétisées.

Le grand argentier de la Confédération s'est félicité des échanges d'expériences qu'il a obtenus lors de son séjour grison. Il a toutefois constaté que beaucoup de travail restait à accomplir au niveau international pour sortir de la crise financière et économique et qu'il manquait encore une «unité de doctrine».

Redonner confiance

Le WEF 2009 a également constitué l'occasion de procéder à des comparaisons des solutions retenues par les pays pour contrer le phénomène. «La Suisse a de l'avance quand d'autres en sont encore au stade des promesses», s'est réjoui Hans-Rudolf Merz, n'hésitant pas à évoquer une «confirmation de la justesse de la politique choisie».

A ce titre, le conseiller fédéral a mentionné le plan d'aide publique pour stabiliser l'UBS, annoncé en octobre, et le plan de relance conjoncturel voté en décembre par les Chambres. En ce qui concerne le secteur bancaire, il estime cependant que deux défis majeurs restent à relever ces prochains mois.

En premier lieu, redonner suffisamment de confiance pour que les banques reprennent leur activité de crédits normalement. Ensuite, définir une stratégie, notamment dans les grands pays industrialisés, de «sortie» des établissements aidés ou sauvés, par suite des injections publiques de capitaux.

Pas de retour au protectionnisme

Il s'agit pour les Etats de se préparer à retirer leurs billes et pour ne plus être actionnaires des banques. Mais la tâche apparaît d'ampleur aux yeux du président de la Confédération, car il demeure beaucoup de nuances dans les approches constatées au sein du G20 et du Fonds monétaire international (FMI).

Il est encore ressorti de ses discussions qu'il n'y avait en apparence pas à craindre un retour au protectionnisme. De plus, Hans-Rudolf Merz a relevé avec fierté que des pays comme la Chine ou le Mexique, acteurs majeurs parmi les économies émergentes, souhaitaient voir la Suisse rejoindre le G20.

Ce club, qui réunit les plus grandes puissances économiques de la planète, se rassemblera à nouveau le 2 avril à Londres. Il avait déjà tenu séance en novembre à Washington, mais en était plutôt resté au stade des bonnes intentions pour coordonner l'action contre la crise financière.

(ats)

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