05.10.2020 à 16:10

Suisse romandeHarcèlement sexuel: elles racontent leur calvaire dans la police

Plusieurs policières dénoncent des comportements sexistes au sein des polices vaudoise et genevoise. Par peur des conséquences et de ne pas être entendues, difficile pour elles d’entamer des procédures.

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Être femme et porter un uniforme n’est pas toujours facile. (Photo d’illustration)

Être femme et porter un uniforme n’est pas toujours facile. (Photo d’illustration)

Keystone

«Ça va des compliments sur le port de l’uniforme, aux phrases crues comme «viens dans la 113 [n° de voiture] que je te baise», voici les quelques mots rapportés par le quotidien Le Temps qui a mené une enquête sur le harcèlement sexuel dans le milieu de la police. Cinq femmes ont accepté de briser le silence et expliquent ce qu’elles ont pu subir. Entre remarques graveleuses, gestes déplacés, partages de clichés à caractères pornographiques, mais également le manque de soutien de leur hiérarchie, certaines ont démissionné. D’autres ont été mise en congé ou mutées .

Une hiérarchie dépassée

Interrogé sur le sujet, Olivier Botteron, commandant de la Police municipale lausannoise dit regretter cette situation. Il explique avoir récemment ouvert deux enquêtes administratives pour des cas de harcèlement sexuel rapportés par des collaboratrices. Un des accusés a fait appel à son avocat. Quant à Monica Bonfanti, commandante de la police cantonale genevoise, elle affirme que: «Il me déplaît beaucoup de lire que des plaintes auraient été retirées car cela ne servirait à rien. Rien ne sert jamais à rien. L’idée que je me fais de l’utilité d’une procédure est tout le contraire, et il est regrettable que des policières dont le travail est justement, entre autres, d’enregistrer des dépôts de plaintes de citoyen-ne-s aient ce sentiment.»

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395 commentaires
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Normal

06.10.2020 à 10:03

Elles connaissent bien le système et ça sert à rien. La justice n'est pas faites pour les victimes. J'ai fait pareil après avoir lu dans la presse certains jugements et m'être renseignée, j'ai su que l'homme qui m'avait fait du mal n'aurait rien et moi j'avais pas envie de me faire humiliée. En plus j'aurais été certainement endettée. Avec ou sans dépôt de plainte, j'ai fini par voir un psy pour me construire à nouveau.

Gorilla GirlZ

06.10.2020 à 03:46

Mais pourquoi ne pas parler des féministes aguerries dans la police, qui abusent souvent de leur pouvoir et autorité lors de leur interactions professionnelles avec le public masculin.

Gorilla GirlZ

06.10.2020 à 03:15

Tout comme le sexisme n'a pas sa place dans aucun travail, la Police doit veiller à ne pas avoir des féministes trop agressives dans ses rangs. Un policier se doit d'être neutre, homme ou femme. Le risque de débordement peut exister si une féministe aguerri porte l'uniforme dans un travail d'autorité, où il est facile de se comporter de manière arbitraire et abusive avec le public masculin