Euro 2020 - Haris Seferovic est prêt à tout et surtout à enquiller les buts
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Euro 2020Haris Seferovic est prêt à tout et surtout à enquiller les buts

L'attaquant du Benfica et l'équipe de Suisse ont pris possession mardi de la Dalga Arena, leur stade d'entraînement dans la banlieue de Bakou. Le buteur n'y a pas exprimé de préférence quant à son utilisation, mais a identifié des axes de progression.

par
Robin Carrel
(Bakou)
Le Lucernois à l’entraînement.

Le Lucernois à l’entraînement.

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Les journalistes sont régulièrement pris dans un feu croisé, juste avant le début d'un grand tournoi international. Il faut réussir à poser les bonnes questions pour donner des réponses intéressantes, tout en composant avec des interlocuteurs qui veulent en dire le minimum, histoire de garder un effet de surprise pour le premier match de la compétition. La session de questions/réponses avec Haris Seferovic, l’attaquant de pointe incontournable de l’équipe de Suisse qui n’est déjà pas au départ le meilleur des clients, n’a pas changé cet état de fait.

Mais au niveau de l’offensive de la «Nati», plusieurs questions se posent tout de même, avant d'affronter le Pays de Galles, samedi à Bakou. Parce qu'une fois n'est pas coutume, le sélectionneur Vladimir Petkovic a le choix des armes. Que ce soit au niveau des noms qui composeront son XI, ou à celui de son dispositif tactique. Jouera-t-il avec une pointe (Seferovic) avec Xherdan Shaqiri en soutien? A deux devant (Seferovic et Embolo ou Gavranovic) avec le Liverpuldien en No 10? Le suspense est total.

Forcément, quand «Sefe» a été proposé à la presse helvétique et européenne – même si à cause du Covid, peu voire aucun journaliste international n’avait fait le déplacement de Mərdəkan, au Nord de la péninsule de Abşeron - comme un des deux interlocuteurs de la fin de l'entraînement avec Ruben Vargas, de nombreuses questions sur le sujet lui ont été posées.

Le Lucernois n'est pas le plus prolixe des interlocuteurs au sein de son groupe de 26 au niveau de la zone mixte et l'homme n'est pas le plus en danger pour une place de titulaire. Donc les interviews réalisées ce mardi n'ont pas révolutionné le genre. Le joueur s’est contenté d’avouer que, «honnêtement, que je joue avec Mario Gavranovic ou Breel Embolo à mes côtés, pas de soucis, a-t-il éludé. Mais moi, je préfère quand même évoluer à deux attaquants, parce que c'est moins difficile, on peut ainsi se partager le travail et pas seulement offensivement.»

«Après, si le «Mister» (ndlr: le sélectionneur Vladimir Petkovic) décide que je dois jouer seul en pointe, je le ferai sans soucis. C'est lui le patron», a-t-il continué. Mais l'attaquant de Benfica a tout de même approfondi sa réflexion, lui dont le réalisme devant le but a tendance à varier selon les saisons.

«Je dois faire mieux quand j'ai des occasions, c'est clair. J'ai tendance à m'énerver quand je manque des opportunités.»

Haris Seferovic, attaquant de l’équipe de Suisse

Cette année, il sort d'un exercice à 26 buts TCC (toutes compétitions confondues), après n'en avoir marqué que cinq en championnat l'année d'avant. En 2018-2019, il en avait planté 23 en 29 matches de Liga NOS, dans la foulée d'une année à 4 pions en 20 parties juste avant. «Je dois faire mieux quand j'ai des occasions, c'est clair, a-t-il avoué. J'ai tendance à m'énerver quand je manque des opportunités. Ca me rend négatif et ma concentration fluctue ensuite.»

Sa troisième saison au Portugal l'a changé: «Je suis dorénavant plus calme. Si une chance arrive, je vais juste tirer. Et si ça ne va pas au fond, je sais qu'une autre action va arriver et que je vais savoir l'utiliser.» Reste à espérer que ses coéquipiers le nourriront de ballons de but!

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