Australie: Haro sur le port du voile intégral

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AustralieHaro sur le port du voile intégral

La police de l'Etat de Nouvelle-Galles-du-Sud a reçu des pouvoirs élargis pour demander le retrait du niqab et de la burqa ou de tout objet masquant le visage, afin de faciliter l'identification de suspects.

Le gouvernement de l'Etat le plus peuplé d'Australie, qui a pour capitale Sydney, a approuvé le texte lundi soir, après l'acquittement récent d'une femme musulmane par un juge, qui avait considéré son identification incertaine au motif qu'elle portait une burqa.

«Je me moque qu'une personne ait sur la tête un casque de moto, une burqa, un niqab, un voile ou n'importe quoi d'autre, ce qu'il faut c'est que la police puisse identifier les gens», a déclaré le chef du gouvernement de cet Etat, Barry O'Farrell.

Toute personne qui refuserait de montrer son visage encourt jusqu'à un an de prison ou une amende de 5'500 AUD (4982 francs).

Cette décision fait suite au cas de Carnita Matthews, qui en novembre 2010 avait été condamnée à 6 mois de prison pour avoir accusé à tort la police d'avoir tenté d'ôter par la force sa burqa, alors qu'elle venait d'être interpellée pour infraction au code de la route.

Sa condamnation avait été invalidée le mois dernier, un juge ayant considéré qu'il ne pouvait être certain que ce soit bien Carnita Matthews qui avait porté plainte car les agents de police n'avaient pu voir son visage.

Le directeur de la sécurité publique de Nouvelle-Galles-du-Sud, Andrew Scipione, avait sollicité une clarification de la loi, à la suite de cette affaire.

Jusqu'à présent, la police pouvait demander à une femme d'ôter son voile dans le cadre d'enquêtes sur des faits sérieux, mais pas lors de banales interpellations. (afp)

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