fantastique: Harry Potter coincé entre adrénaline et testostérone
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fantastiqueHarry Potter coincé entre adrénaline et testostérone

David Yates avait déçu avec «L'Ordre du Phénix», il corrige un peu le tir avec ce sixième volet des aventures d'Harry Potter.

par
Fred Ferrari

«Harry Potter et le prince de sang-mêlé» est donc l'antépénultième volet de la saga au cinéma, puisque le dernier tome écrit par J. K. Rowling, «Les reliques de la mort», nécessitera deux films. Cet épisode de transition tente tant bien que mal de conjuguer les grandes menaces venues de Voldemort et les picotements d'hormones de nos apprentis sorciers désormais ados. Du coup, malgré sa noirceur et des combats dantesques, «Le prince de sang-mêlé» est peut-être le plus futile depuis «Harry Potter à l'école des sorciers».

Se pose évidemment, en DVD, l'épineuse question du renouvellement des bonus. Que révéler qui n'ait été déjà dit? Les comédiens nous convient chacun à un petit tour fort succinct de quelques métiers, du dresseur de chouettes au responsable des effets spéciaux, Matthew Harlow, comparé à un fabricant de gadgets (parfois d'une simplicité déconcertante) qui n'a rien à envier à Q. Et chacun de relever le défi de résumer en une minute le parcours de son personnage dans les cinq épisodes précédents, ce qui amuse plus les acteurs que les spectateurs néophytes, d'autant que la lanterne de ces derniers ne sera pas plus éclairée au terme de l'exercice. Autant de bonus somme toute enfantins, comme si les producteurs avaient oublié que les spectateurs aussi ont pris du poil au menton.

«Harry Potter et le prince de sang-mêlé»

Warner. Disponible.

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