Actualisé 13.07.2012 à 14:22

CFFHausse du prix des billets revue à la baisse

La hausse du prix des billets CFF, prévue pour le 9 décembre prochain, sera légèrement moins forte qu'annoncé.

La hausse du prix des billets sera légèrement moins forte.

La hausse du prix des billets sera légèrement moins forte.

Les clients des transports publics vont de nouveau faire la grimace. Dès le 9 décembre, les prix des billets grimperont en Suisse de 5,2% en moyenne. Il ne devrait toutefois plus y avoir de nouvelle augmentation avant décembre 2014.

L'Union des transports publics (UTP) et le Surveillant des prix ont présenté vendredi à Berne un règlement à l'amiable signé pour deux ans. Les entreprises de transport voulaient alourdir la note globale de 5,6%, la négociation (hors communautés de tarifs locales) a permis de limiter certaines hausses.

3% au lieu de 4% pour la 2e classe

Monsieur Prix a insisté pour que les clients voyageant aux heures de pointe soient moins fortement touchés. Les prix des billets de 2e classe augmenteront finalement de 3% au lieu de 4%, ceux de 1ère classe de 6,5% au lieu de 7%. La hausse du tarif des cartes journalières valables à partir de 9 heures a été abandonnée.

La courbe est un tout petit peu moins raide que prévu pour les abonnements généraux. Un adulte devra néanmoins débourser 200 francs de plus pour le sésame 2e classe (3550 francs, 6%) et 450 francs de plus en 1ère classe (5800 francs, 8,4%).

Comme souhaité par l'UTP, l'abonnement demi-tarif annuel coûtera 175 francs, contre 165 actuellement ( 6,1%). Les usagers qui achètent leur abonnement pour trois ans payeront eux 12,5% de plus au lieu de 15%, soit 450 francs au lieu de 400 francs.

Pas d'augmentation prévue en revanche pour l'abonnement «voie 7», qui permet aux moins de 26 ans de voyager gratuitement à partir de 19h00. Statu quo aussi pour les cartes Junior et petits-enfants ainsi que pour le transport des bagages.

Moyennement satisfaisant

Le surveillant des prix Stefan Meierhans aurait voulu obtenir davantage de concessions que les allègements qu'il a chiffrés à 35 millions sur deux ans. Selon lui, le compromis est «moyennement satisfaisant», mais il offre au moins une stabilité pour deux ans.

Au lieu de renchérir les tarifs aux heures de pointe comme le réclament certains depuis longtemps, l'UTP devra en outre proposer d'ici à fin 2013 des alternatives à l'abonnement général pour offrir des prix intéressants aux heures creuses et y attirer des clients. Une meilleure utilisation des capacités devrait réduire la nécessité de futures augmentations de prix.

Pour le directeur de l'UTP Ueli Stückelberger aussi, l'accord est acceptable. Il remplit 90% des revendications de l'organisation faîtière et évite les incertitudes liées à une longue procédure judiciaire. L'offre n'a cessé de se développer, les fonds sont nécessaires pour garantir un bon système et service aux clients, a-t- il fait valoir.

Prix du sillon

Après la légère progression de 1,2% en décembre dernier, la forte hausse qui s'annonce a une justification claire. En août dernier, le Conseil fédéral a décidé d'accroître de 200 millions le prix du sillon, la redevance que versent les compagnies de chemins de fer à la Confédération pour circuler sur le réseau suisse.

Cela ne devrait pas s'arrêter là. Dans son projet pour financer l'infrastructure ferroviaire, le Conseil demande au Parlement de saler le prix du sillon de 100 millions supplémentaire à partir de 2017. Selon l'UTP, les billets pourraient coûter près d'un tiers de plus d'ici 2018. La branche devra faire face à de grosses charges, spécialement pour le matériel roulant, a justifié M.Stückelberger.

Première hausse pas répercutée entièrement

La première hausse du prix du sillon n'a pas été répercutée entièrement. Sinon, les billets auraient renchéri de 7%. Et l'UTP d'assurer que corrigés du renchérissement, les tarifs des transports publics n'ont augmenté que d'un peu moins de 1% ces dix dernières années.

La branche a renoncé à augmenter ses tarifs en décembre 2013, mais seulement à certaines conditions. Si ses charges devaient nettement augmenter par une inflation de plus de 1%, le prix du sillon reprendre l'ascenseur ou les cantons indemniser insuffisamment les entreprises, les clients pourraient à nouveau devoir passer à la caisse. (ats)

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