Genève: Haut responsable du social accusé de mobbing
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GenèveHaut responsable du social accusé de mobbing

Le Groupe de confiance de l'Etat évoque du harcèlement psychologique. Son employeur lui maintient sa confiance.

par
mpo
Mauro Poggia soutient le haut fonctionnaire.

Mauro Poggia soutient le haut fonctionnaire.

Keystone/Martial Trezzini

Pour le Groupe de confiance de l'Etat, sorte d'organe de médiation interne, il s'agit de harcèlement psychologique. Pour le Conseil d'Etat, qui a statué en novembre 2016, d'atteinte à la personnalité, faute moins grave. Quoi qu'il en soit, la «Tribune de Genève» révèle qu'un haut fonctionnaire, membre de la Direction générale de l'action sociale, a été accusé de mobbing par une subalterne. Le cadre n'a pas été sanctionné et conserve l'entière confiance de son magistrat de tutelle, Mauro Poggia.

Selon le Groupe de confiance, qui a mené une enquête, entre 2015 et 2016, l'employée et son supérieur hiérarchique sont entrés dans une «dynamique de confrontation et d'opposition» qui n'a fait que monter en puissance à cause du caractère bien trempé des deux protagonistes.

Plusieurs mois de congé maladie

La situation était telle que la subalterne est partie en congé maladie plusieurs mois. Ce sont les faits qui se sont produits à son retour qui sont qualifiés de «harcèlement». D'après le rapport, le comportement du cadre devient «hostile». Le supérieur hiérarchique a coupé toute communication, y compris professionnelle, a privé sa collaboratrice de tâches à accomplir et a demandé au Conseil d'Etat de supprimer son poste. Le Conseil d'Etat a retenu la qualification d'atteinte à la personnalité, plus générale.

Interrogé, le conseiller d'Etat chargé des affaires sociales, Mauro Poggia, défend le haut fonctionnaire. Il évoque, de la part de l'employée, une «inaptitude à remplir ses fonctions» et un «comportement contraire à l'esprit d'équipe». «Je n'entends pas prendre de mesure contre ce haut cadre exemplaire», conclut-il.

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