Actualisé 13.02.2020 à 15:20

Syrie

Hélico du régime abattu, regain de tension à Idleb

Ankara a adressé une sévère mise en garde à Damas après la mort de cinq de ses soldats dans le nord-ouest de la Syrie, où deux pilotes du régime ont été tués dans le crash de leur hélicoptère après un tir attribué aux forces turques.

Un hélicoptère de l'armée syrienne a été abattu mardi dans le nord-ouest de la Syrie et les deux pilotes ont été tués, ont rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), selon qui l'appareil a été touché par une roquette des forces turques.

L'appareil a été abattu près du village de Qaminas, selon cette ONG et un correspondant de l'AFP. Les autorités turques ont évoqué un «crash», sans en revendiquer la responsabilité. Le ministère turc de la Défense a indiqué qu'«un hélicoptère appartenant au régime s'est écrasé» sans spécifier l'origine ou les auteurs de l'attaque. Sur le site du crash, un correspondant de l'AFP a vu les corps des deux pilotes ainsi que des débris de l'appareil parsemés dans le secteur.

Cessez-le-feu jamais respecté

Jeudi, la Turquie a menacé de frapper les jihadistes à Idleb en Syrie s'ils ne respectent pas un cessez-le-feu censé mettre fin aux combats dans cette province rebelle, au lendemain de sévères critiques de Moscou contre Ankara. «La force sera utilisée à Idleb contre ceux qui ne respectent pas le cessez-le-feu, y compris les radicaux», a déclaré le ministre turc de la Défense Hulusi Akar, cité par l'agence étatique Anadolu. «Nous allons envoyer des unités supplémentaires pour rétablir le cessez-le-feu et nous assurer qu'il va perdurer», a ajouté M. Akar.

La Turquie et la Russie, qui parrainent un processus censé mettre fin aux combats à Idleb, ont à maintes reprises annoncé la mise en place de cessez-le-feu dans la province, mais aucun n'a tenu. En dépit d'un accord de désescalade entre Ankara et Moscou, le régime syrien mène depuis plusieurs mois une offensive, avec l'appui de l'aviation russe, dans la province d'Idleb contrôlée par des groupes rebelles et des jihadistes, notamment l'ex-branche d'al-Qaïda en Syrie.

(20 minutes/afp)

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