Liban: Hélicoptère militaire touché par des tirs: un officier tué
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LibanHélicoptère militaire touché par des tirs: un officier tué

Un hélicoptère de l'armée libanaise a effectué jeudi un atterrissage d'urgence après avoir été touché par des tirs d'origine inconnue dans le sud du pays.

Le pilote, un officier, a été tué.

«Un officier a été tué et des membres de l'équipage blessés dans l'incident», a indiqué un responsable de la sécurité qui a requis l'anonymat. Il n'a pas précisé le nombre de blessés.

Dans un communiqué, l'armée indique que l'appareil a été visé par des «éléments armés» alors qu'il participait à une mission d'entraînement dans le secteur d'Iqlim al-Touffah. L'incident s'est produit près du village de Sudjoud, au nord d'une zone couverte par le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Iqlim al-Touffah était un fief du mouvement chiite Hezbollah durant l'occupation israélienne du sud du Liban. La région a été le théâtre de féroces combats avant le retrait israélien du sud du pays en l'an 2000.

«Le lieu de l'incident indique que c'est sûrement le Hezbollah (qui a tiré sur l'appareil), mais il y a deux possibilités: il a eu lieu par erreur ou intentionnellement», a déclaré le général à la retraite Elias Hanna, expert en stratégie militaire.

Un «message» à l'armée

«Selon les informations recueillies, il ne s'agit pas de la première mission de l'appareil dans cette région, ce qui nous pousse à nous interroger sur la raison pour laquelle les combattants du Hezbollah ont décidé de tirer cette fois-ci sur l'hélicoptère», a-t-il poursuivi.

«Une hypothèse est que l'appareil s'est approché d'une zone considérée (par le Hezbollah) comme interdite. Une autre est que le parti chiite a voulu envoyer un message à l'armée à l'approche de la nomination d'un commandant en chef des forces armées et du dialogue sur la stratégie nationale de défense», a expliqué le général Hanna. Le Hezbollah n'a fait aucun commentaire sur l'incident.

Les différentes parties libanaises, dont le Hezbollah, doivent discuter de cette stratégie de défense dans le cadre d'un dialogue national. Il doit notamment être question de l'arsenal du mouvement chiite, seul parti à ne pas avoir déposer les armes après la guerre civile (1975-1990).

L'armée libanaise s'est déployée dans la région frontalière, aux côtés d'une FINUL renforcée, après la guerre de l'été 2006 entre Israël et le Hezbollah libanais.

(ats)

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