Actualisé 11.11.2008 à 14:34

Primes maladie 2009

Helsana double les primes pour ses assurés vivant en France

Coup dur pour les assurés d'Helsana résidant en France voisine: l'assureur va doubler leurs primes d'assurance maladie pour 2009.

Motifs: l'explosion des coûts et l'absence de compensation des risques pour ce type d'assurés, en majorité des retraités.

«Ils s'agit d'une petite collectivité - quelques centaines de personnes, surtout des retraités qui ont travaillé en Suisse», a précisé le porte-parole d'Helsana Thomas Lüthi, interrogé mardi par l'ATS. Il confirmait l'information parue le même jour dans la Tribune de Genève.

«Les coûts ont beaucoup augmenté, et nous ne recevons pas la compensation des risques pour les retraités résidant à l'étranger», a ajouté le porte-parole. «L'augmentation des coûts se répartit entre peu de personnes.»

Les autorités fédérales ont donné leur accord à cette augmentation. «L'assureur a démontré que les primes ne couvraient plus les coûts», a confirmé Daniel Dauwalder, porte-parole de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP).

En 2009, Helsana prévoit de facturer des primes de 829.60 à tous ses assurés résidant en France voisine. Les 29 autres assureurs qui offrent cette possibilité affichent des montants allant de 333.- à 530.10, selon le site de l'OFSP.

«Cela reflète nos coûts», maintient M.Lüthi face à cette comparaison. «Peut-être avons-nous plus de retraités, et les autres assureurs plus de frontaliers actifs.»

«Un système malade»

La situation est différente avec les autres pays voisins: les primes pour les assurés d'Helsana résidant en Allemagne, par exemple, ont augmenté de 8 %, l'équivalent de la hausse du canton de Bâle-Ville. Explication d'Helsana: «La proportion de frontaliers actifs en Allemagne est beaucoup plus grande. Nous n'avons pas les mêmes coûts et nous bénéficions de la compensation des risques.»

«Je suis effaré! C'est la preuve que le système est malade et qu'il n'y a pas de véritable contrôle» Pour Me Mauro Poggia, président d'honneur de l'Association suisse des assurés (ASSUAS), il s'agit clairement de chasse aux risques. «Les autorités ne peuvent pas faire cela», a -t-il encore déclaré.

(ats)

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