Fusillade au Texas: Héroïques, 2 habitants ont traqué le tireur à 150 km/h
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Fusillade au TexasHéroïques, 2 habitants ont traqué le tireur à 150 km/h

Deux résidents qui ne se connaissaient pas ont pris en chasse le tueur qui sortait de l'église, dimanche à Sutherland Springs. Leur intervention l'a peut-être empêché de poursuivre son massacre.

par
joc

Sans l'intervention de Johnnie Langendorff et d'un autre habitant du coin, le bilan de la fusillade survenue dans une église de Sutherland Springs aurait pu être encore plus lourd. Dimanche soir lors d'une conférence de presse, les enquêteurs ont souligné le rôle primordial que les deux citoyens ont joué lors du drame. Alors qu'il se rendait chez sa petite amie, Johnnie a été témoin d'une scène terrifiante: un résident armé d'un fusil échangeait des coups de feu avec un homme sortant d'une église.

Le tireur a fini par prendre la fuite et le villageois s'est approché de Johnnie. «Il m'a rapidement expliqué ce qui venait de se passer et m'a dit qu'il fallait qu'on le rattrape, alors c'est ce qu'on a fait», raconte le Texan. Les deux hommes se sont alors engagés dans une course-poursuite endiablée avec l'auteur de la fusillade, tout en informant la police de leur trajectoire. «Le véhicule était en vue et je me rapprochais, de plus en plus près. Nous avons atteint environ 150 km/h pour essayer de rattraper ce type jusqu'à ce qu'il perde le contrôle et qu'il finisse dans le fossé», raconte Johnnie Langendorff à plusieurs médias américains.

Une fois arrivés à la hauteur du véhicule du tireur, les deux hommes sont restés à distance et l'ont tenu en joue quelques instants. «Il n'y avait aucun mouvement», se souvient le jeune homme. Quand les policiers ont pris le relais peu après, ils ont retrouvé Devin Kelley à l'intérieur, tué par balle. «A l'heure qu'il est, on ignore s'il s'est lui-même tiré dessus ou s'il a été abattu par le résident local», a déclaré Freeman Martin, directeur régional du Département de la sécurité publique du Texas. «Il a fait du mal à tellement de gens et affecté tellement de vies. Comment pourrait-on ne pas vouloir le descendre?», conclut Johnnie Langendorff.

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