Actualisé 06.12.2011 à 18:38

Droits humains

Hillary Clinton défend les droits des homosexuels

La secrétaire d'Etat américaine a défendu, mardi à Genève, les droits des homosexuels, lors d'un discours à l'ONU en vue de la Journée internationale des droits de l'homme.

Elle s'est engagée à mobiliser le soutien international en faveur de cette «minorité invisible».

La secrétaire d'Etat a consacré la totalité de son discours d'une demi-heure, dans la salle des Assemblées du Palais des Nations, à la défense des droits des homosexuels dans le monde. Elle a affirmé que la défense de ces droits est une priorité de la politique étrangère des Etats-Unis.

«Il y a encore un long chemin à parcourir. Les droits humains sont niés dans beaucoup de parties du monde», a observé Hillary Clinton, à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée en 1948.

Fonds pour l'égalité

Elle a dénoncé la marginalisation des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres, comme d'autres minorités, dans de nombreuses régions du monde. Elle a annoncé la création d'un Fonds mondial pour l'égalité, doté de trois millions de dollars, destiné à soutenir le travail de la société civile contre les discriminations sexuelles.

«L'homosexualité est présente partout dans le monde. Ce n'est pas une invention occidentale», a déclaré Hillary Clinton. «Les violences contre cette minorité ne sont pas culturels, mais criminels», a affirmé la responsable américaine, en s'exclamant: «Cela ne devrait jamais être un crime d'être gay».

Rencontre avec des opposants syriens

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a rencontré mardi à Genève une délégation d'opposants syriens. Elle a insisté sur la nécessité de protéger les minorités une fois la Syrie débarrassée du président Bachar al-Assad.

«Une transition démocratique va bien au-delà d'un départ du président Assad. Cela veut dire mettre la Syrie sur la voie du respect du droit et de la protection des droits fondamentaux de tous les citoyens, quel que soit leur secte, leur ethnie ou leur sexe», a affirmé à la presse la responsable américaine.

Mme Clinton a tenu ces propos alors qu'elle rencontrait des représentants du Conseil national syrien (CNS), créé en octobre et regroupant la majorité des courants de l'opposition en Syrie. Le 2 août à Washington, elle avait déjà rencontré des dissidents syriens.

Tendre la main aux minorités

«Je suis particulièrement intéressée par le travail que vous menez sur la manière de conduire une transition démocratique», a-t- elle dit aux sept membres du CNS qu'elle a rencontrés, dont son président Bourhan Ghalioun.

«Nous allons discuter du travail que le conseil effectue pour nous assurer que son objectif est de tendre la main à toutes les minorités, pour contrer les tactiques de division du régime qui oppose les groupes ethniques et religieux les uns aux autres», a-t- elle expliqué.

«L'opposition syrienne reconnaît que les minorités de la Syrie ont des questions et des préoccupations légitimes quant à leur avenir», a ajouté la cheffe de la diplomatie américaine. L'opposition comprend «que la Syrie se portera mieux sous un régime de tolérance et de liberté», a relevé Mme Clinton.

(ats)

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