Hillary Clinton garde la foi dans l'adversité
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Hillary Clinton garde la foi dans l'adversité

Hillary Rodham Clinton a justifié dimanche sa volonté de poursuivre la course à l'investiture démocrate pour la présidentielle en évoquant la nécessité de garder la foi dans l'adversité.

Devant la paroisse de l'église évangélique de Pabellon de la Victoria à Porto Rico, la sénatrice de New York a déclaré que sa foi lui donnait le courage de continuer à se battre. «Il n'y a rien que nous ne puissions faire ensemble si nous recherchons la bénédiction de Dieu et si nous restons investis et ne nous laissons par décourager par les défaites qui jonchent la vie quotidienne», a-t-elle déclaré.

Hillary Clinton était en campagne à Porto Rico en vue des primaires du 1er juin, où 55 délégués sont en jeu. L'ex-First Lady y est donnée gagnante, en raison notamment de ses liens avec l'importante communauté portoricaine de l'Etat de New York.

Son rival Barack Obama bénéficie toutefois d'une importante avance globale, avec 200 délégués de plus. Il ne lui en manque plus qu'une cinquantaine pour parvenir aux 2.026 nécessaires pour obtenir l'investiture du parti.

«Si j'avais écouté ceux qui parlaient ces derniers mois, nous ne serions pas ici à Porto Rico aujourd'hui», a néanmoins plaidé Hillary Clinton, faisant allusion aux nombreuses personnes qui lui ont régulièrement conseillé de quitter la course pour rallier son adversaire.

Ce même jour, Hillary Clinton est revenue sur l'incident provoqué par ses propos sur l'assassinat de Robert Kennedy, en expliquant ses motivations dans une tribune publiée dans le New York Daily News.

«Je faisais simplement remarquer que, compte tenu de notre histoire, la longueur de la compétition pour les primaires n'avait rien d'anormal», écrit-elle.

Vendredi, en campagne à Sioux Falls, dans le Dakota du Sud où se tient une primaire le 3 juin, Hillary Clinton a mentionné Robert F. Kennedy, assassiné en juin 1968, pour justifier son maintien dans la course à l'investiture démocrate alors que les appels à son retrait se multiplient au sein de son propre camp.

«Mon mari (Bill Clinton) n'a pas bouclé la campagne pour l'investiture en 1992 avant d'avoir gagné la primaire en Californie à la mi-juin, n'est-ce pas? Nous nous souvenons tous que Bobby Kennedy a été assassiné en juin en Californie. Vous savez, je ne comprends pas cela (les appels à son retrait, NDLR)», a-t-elle déclaré.

Mais l'ex-Première Dame a rapidement compris qu'elle avait commis une gaffe et a présenté ses excuses. «Je regrette si ma référence à ce moment traumatisant pour notre pays tout entier -et en particulier pour la famille Kennedy- a été offensant de quelque façon que ce soit. Je n'en avais certainement pas l'intention», a-t-elle rectifié. (ap)

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