Hillary Clinton prend ses distances avec Bill sur le libre-échange
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Hillary Clinton prend ses distances avec Bill sur le libre-échange

Hillary Clinton, la favorite démocrate pour la présidentielle américaine de 2008, remet en question le concept du libre-échange favorisé en son temps par son époux Bill Clinton.

Elle demande également une «pause» sur de nouveaux traités de libre- échange.

En plein débat électoral sur le coût de la mondialisation pour les travailleurs américains, ces déclarations, dans une interview publiée mardi par le quotidien «USA Today», marquent une nouvelle différence de positions entre l'ancienne First Lady et l'administration de son époux (1993-2001).

Pour elle, une réévaluation des accords commerciaux internationaux devrait être à l'ordre du jour à commencer par l'Alena (Accord de libre-échange nord-américain) avec le Canada et le Mexique mis en place sous la première présidence de son époux en 1994. La candidate démocrate a fait valoir que cet accord avait coûté des emplois et favorisé les riches.

«Ajustements»

Lundi au cours d'une tournée de campagne dans l'Iowa, Hillary Clinton a estimé que Washington devrait en faire plus pour que les partenaires commerciaux des Etats-Unis rendent compte de leurs engagements.

«Je pense qu'il est temps que nous examinions les accords commerciaux tous les cinq ans pour être sûrs qu'ils atteignent leurs objectifs ou faire des ajustements si ce n'est pas le cas et nous devrions commencer avec l'Alena» a-t-elle déclaré.

Au cours de sa présidence, Bill Clinton avait argumenté que les Etats-Unis ne devaient pas se couper de la mondialisation des échanges qui selon lui profitaient également aux Américains.

«Mauvaise» politique commerciale

La candidate et son principal rival dans la course à l'investiture démocrate, le sénateur Barack Obama avancent avec prudence sur les questions de commerce, alors que l'ancien sénateur John Edwards est beaucoup plus combatif.

Pour ce derneir, la politique commerciale américaine a provoqué une «hémorragie» d'emplois délocalisés. Il accuse également la Chine de manipuler le yuan et demande que les nouveaux accords commerciaux tiennent compte de l'environnement et des conditions de travail.

«Le mot commerce est devenu une injure pour les travailleurs américains pour une simple raison: notre politique commerciale a été mauvaise pour eux», a-t-il déclaré récemment dans l'Iowa. (ats)

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