Actualisé 07.10.2010 à 18:10

Football: Montenegro-SuisseHitzfeld: «Ce n'est pas le match de la peur»

Le sélectionneur ne veut pas parler d'un match de la peur, mais plutôt d'une rencontre où «il y a beaucoup à gagner».

Hitzfeld à l'entraînement: ses consignes seront-elles entendues?

Hitzfeld à l'entraînement: ses consignes seront-elles entendues?

«Les termes guerriers qui fleurissent, dit-on, autour de ce match, je ne les ai pas entendus, explique Ottmar Hitzfeld. Il est vrai que cette rencontre est importante. Il est vrai aussi que les Monténégrins, avec leurs six points, peuvent être euphoriques. Personne ne les attendait avec un tel bilan après deux rencontres. Ils vont jouer vers l'avant de manière agressive. Ils vont chercher Vucinic avec de longs ballons. Il faudra être fort dans les duels. Les tenir pour être capables, à notre tour, de faire le jeu. La question est de trouver le bon équilibre entre un jeu axé sur la conservation du ballon et un autre sur les ruptures. Sur le plan de la stratégie, ce match s'annonce très intéressant. Mais je le répète une fois encore: j'ai une grande confiance envers mes joueurs».

Une confiance forgée par des entretiens individuels. «J'ai la conviction que tous les joueurs savent ce qui les attend vendredi, poursuit Ottmar Hitzfeld. Ils sont prêts à accepter le combat. Ils ont déjà été confrontés par le passé à une telle situation. Ils ont le plus souvent su y faire face».

Wölfli à la place de Benaglio

Contrairement à son homologue monténégrin, Ottmar Hitzfeld n'a pas dévoilé son équipe. «Tout reste ouvert. J'ai travaillé avec Sutter et Stocker mercredi à l'entraînement, explique-t-il. Mais rien ne dit qu'ils partent titulaires vendredi».

En revanche, le coach national a dû se résigner à faire sans Diego Benaglio, absent de l'entraînement jeudi car pas suffisamment remis d'une contracture musculaire à la cuisse. Marco Wölfli prendra sa place dans les buts.

En confiant finalement le poste au portier des Young Boys, Ottmar Hitzfeld a voulu éviter tous risques concernant Benaglio. Aligner un joueur qui se serait à peine entraîné de la semaine en serait un de taille. L'an dernier, il n'avait pas hésité à écarter Benaglio, qui était alors malade, pour le match décisif contre Israël.

Benaglio a lui-même parlé d'une «décision raisonnable». Le gardien de Wolfsburg restera toutefois avec l'équipe pour continuer son travail thérapeutique. «Si la blessure continue gentiment de se résorber, je pourrai peut-être reprendre l'entraînement samedi et dimanche, puis éventuellement jouer mardi contre le Pays de Galles», a-t-il expliqué.

Une première vérité

L'idéal, bien sûr, pour Ottmar Hitzfeld serait la conquête des trois points à Podgorica. Pour «lancer» parfaitement cette campagne de qualification qui, aux yeux du sélectionneur, commence ce vendredi. Il occulte délibérément le match contre l'Angleterre et cette défaite 3-1 sans appel.

Pour Ottmar Hitzfeld, une vérité est déjà tombée dans ce groupe G: la première place, et donc la qualification directe pour l'EURO 2012, n'échappera pas à l'Angleterre. En commençant par ce match couperet de Podgorica pour terminer par un barrage contre une équipe classée deuxième de son groupe, la route que propose Ottmar Hitzfeld pour nous conduire en Pologne et en Ukraine ne s'apparente pas vraiment à un boulevard. Elle sera à la fois rude et longue.

(ats)

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