Mondial 2014: Hitzfeld: «Nous sommes l'un des deux favoris»
Actualisé

Mondial 2014Hitzfeld: «Nous sommes l'un des deux favoris»

«Nous avons hérité d'un groupe très intéressant. La France et la Suisse sont très clairement les favoris pour l'accession en huitième de finale». Ottmar Hitzfeld n'a pas botté en touche à Costa do Sauipe.

L'entraîneur de l'équipe de Suisse admet que ce tirage au sort lui a souri. Toutefois, il redoute les conditions de jeu qui attendent ses joueurs à Salvador et à Manaus. «La chaleur et l'humidité peuvent être extrêmes pour des équipes européennes, lâche-t-il. Nous ne pouvons pas confirmer le choix du camp de base à Guaruja. Nous devons choisir un autre endroit pour mieux nous acclimater à ces conditions difficiles».

Ottmar Hitzfeld ne cache pas le respect que lui inspire la France. «Cette équipe aurait également mérité de figurer dans le premier chapeau. Elle a un énorme potentiel. Elle peut vraiment battre les meilleures formations du monde». Le technicien allemand s'attend toutefois à un «derby» très ouvert, un «derby» qui lui offrira l'occasion de retrouver Franck Ribéry qu'il a entraîné une année à Munich. «Il est le meilleur joueur d'Europe. Il mérite d'être aussi le meilleur du monde», lance-t-il,

Contrairement à Ottmar Hitzfeld, Didier Deschamps n'entend pas choisir un autre camp de base. Les Tricolores résideront à Ribeirao Preto, une ville de 650'000 habitants à 300 km au nord de Sao Paolo. «On ne joue pas à Manaus. Je pense que l'on doit rester à Ribeirao Preto», explique-t-il. L'homme qui a brandi la Coupe du monde 1998 fait de la Suisse l'adversaire «le plus difficile du groupe». «Nous connaissons moins l'Equateur et le Honduras, poursuit-il. Il sera crucial de remporter notre premier match contre le Honduras. Une victoire nous lancera parfaitement». Et de conclure sur un aveu en forme de soulagement. «Tout aurait pu être bien plus compliqué pour nous», glisse-t-il.

Mais avant le rendez-vous contre la France, il conviendra pour la Suisse de négocier au mieux le premier match face à l'Equateur. «On a tendance à sous-estimer cette équipe parce que l'on ne la connaît pas, souligne Ottmar Hitzfeld. Les Equatoriens bénéficient d'une excellente technique. Ils sont très bien organisés sur le plan défensif. Cette équipe peut surprendre».

Quant au Honduras, le président de l'ASF Peter Gilliéron espère que ces retrouvailles en Coupe du monde n'auront rien à voir avec le match couperet de Bloemfontein lors de la dernière Coupe du monde. «Nous espérons avoir assuré notre qualification avant ce troisième match, lâche-t-il, en sortant de sa réserve présidentielle. Je sais qu'il fera chaud à Manaus. Mais je me dis qu'il fera chaud pour les deux équipes !» (si)

Ton opinion