Cimentier: Holcim prévoit une croissance solide en 2015
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CimentierHolcim prévoit une croissance solide en 2015

Holcim est confiant pour l'an prochain. Il s'attend à une croissance solide en 2015.

Des ouvriers portent des sacs de ciment.

Des ouvriers portent des sacs de ciment.

Holcim s'attend à une solide performance en 2015, qui marquera la fin des gros investissements. Le cimentier saint-gallois, en phase de fusion avec son concurrent français Lafarge, table sur un résultat opérationnel entre 2,7 et 2,9 milliards de francs l'an prochain.

Avec l'exercice à venir s'achèvera aussi la vaste stratégie d'expansion du groupe, a indiqué le patron de Holcim, Bernard Fontana, à l'occasion d'une journée des investisseurs mardi à Zurich. La finalisation du rapprochement avec Lafarge reste planifiée au cours du premier semestre 2015.

L'Inde, après le changement de gouvernement intervenu, l'Indonésie, le Mexique, tout comme la relance aux Etats-Unis et au Royaume-Uni seront les principaux moteurs de la croissance, a dit M. Fontana. En Afrique et au Moyen-Orient, il voit de nombreuses opportunités, malgré les crises politiques.

En Europe, le Français juge la situation mitigée, mais croit à une «modeste» reprise. Les restructurations de 2012-2013 portent leurs fruits. Le cimentier a en outre repris les activités dans l'ouest de l'Allemagne du Mexicain Cemex, en échange de ses affaires tchèques.

Les économies se poursuivent

Grâce au programme de réduction des coûts lancé en 2012, les économies se chiffraient à 1,7 milliard de francs à fin septembre, soit au-delà des 1,5 milliard anticipés pour la fin de l'exercice. L'entreprise a mis en place plus de 6000 initiatives.

Au vu des conditions de marché difficiles et de l'inflation des coûts, le plan de mesures, baptisé «Holcim Leadership Journey», se poursuivra au-delà de 2014. Le groupe s'estime bien positionné pour croître dès l'an prochain sans nouveaux investissements majeurs.

Holcim va ainsi diminuer de manière significative ses dépenses d'investissements (Capex) à 1,5 milliard de francs en 2015. Le groupe, qui veut mesurer sa performance en termes de retour sur capitaux investis (ROIC), mise sur une amélioration de celui-ci (après impôts) d'environ 8%.

Autorisations demandées

Concernant la fusion entre égaux avec Lafarge, le processus régulatoire est en cours et les premières réactions sont positives, a indiqué M. Fontana. La direction prévoit de régler d'ici février 2015, avec les pays concernés, les questions du droit de concurrence.

Pour rappel, début juillet, Holcim et Lafarge ont publié un plan de cession d'actifs, représentant globalement 4,2 milliards de francs, pour obtenir l'aval des gendarmes de la concurrence en vue de la création du géant mondial du secteur. L'opération affecterait 10'000 employés sur un total de 130'000.

Les autorisations ont déjà été obtenues pour sept pays, à savoir la Russie, l'Ukraine, la Turquie, le Kenya, Singapour, le Maroc (sous conditions) et l'Afrique du Sud. En tout, 20 demandes d'autorisation ont été envoyées aux régulateurs concernés, parmi lesquelles ceux de l'Union européenne (UE), des Etats-Unis et du Canada, de la Chine, du Brésil et de l'Inde.

Le processus de vente de parties de l'entreprise est également en bonne voie. Les discussions avec les représentants du personnel sur les sites européens concernés par les désengagements ont démarré.

Analystes

Les analystes ont salué la réduction prévue des futurs investissements, mais certains regrettent l'absence d'objectif chiffré en matière d'économies. Mardi, à la Bourse suisse, le titre du cimentier saint-gallois réagissait en légère hausse, à l'instar de l'indice des valeurs vedettes SMI.

Pour mémoire, Holcim affiche après les neuf premiers mois de 2014 un résultat d'exploitation en recul de 4,4% en comparaison annuelle, à 1,72 milliard de francs. Pour l'ensemble de l'exercice, il table sur une «croissance organique». En 2013, son bénéfice opérationnel s'élevait à 2,36 milliards. (ats)

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