Actualisé 12.04.2017 à 15:58

Présidentielle françaiseHollande s'alarme: «Cette campagne sent mauvais»

Le président français sort de sa réserve. Il dit voir d'un mauvais oeil la montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon et attribue discrètement des bons points à Emmanuel Macron.

von
joc
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Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

AFP
Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone
... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone

Il avait dit qu'il s'abstiendrait de commenter la campagne présidentielle, mais François Hollande ne tient plus. Dans les colonnes du «Point», il adresse une mise en garde voilée contre le vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon. «Cette campagne sent mauvais (...) Elle est hors sol», a estimé le président français, qui semble regretter que «l'émotion» ait pris le pas sur «la raison». «Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l'on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte», a déclaré le chef de l'Etat à l'hebdomadaire, selon des propos reproduits sur le site internet du «Monde».

Jean-Luc Mélenchon distance nettement le candidat du PS Benoît Hamon dans les sondages d'intentions de vote, à onze jours du premier tour de l'élection présidentielle. Sans appeler clairement à voter pour Emmanuel Macron, François Hollande multiplie les déclarations qui vont dans ce sens: «Je considère que la politique a besoin de renouvellement», a-t-il répondu, interrogé sur la candidature du trentenaire et la fondation voici un an de son mouvement En Marche!, un pari «pour le moins audacieux».

Fin mars à Jakarta, le chef de l'Etat s'était exprimé devant quelques journalistes à propos de son successeur à l'Elysée. «Si c'est un ancien ministre de ce gouvernement, c'est différent, une autre phase, mais ce n'est pas la même chose que d'avoir un ancien opposant», avait-il dit. Benoît Hamon a quitté en août 2014 le gouvernement avec Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti, en désaccord sur la politique économique menée. Il a ensuite participé à la «fronde» d'une partie du PS contre l'exécutif. Emmanuel Macron a quitté le gouvernement en juillet 2016 avant d'annoncer sa candidature à l'Elysée. (joc/afp)

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