Hôpital de «l'horreur» en Italie: trafic d'yeux de cadavres

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Hôpital de «l'horreur» en Italie: trafic d'yeux de cadavres

Le directeur de l'hôpital romain Umberto 1er a affirmé vendredi dans un magazine italien qu'il avait dû prendre des mesures pour empêcher de possibles trafics de cornées sur des cadavres.

L'établissement a été dénoncé dernièrement dans la presse pour son manque d'hygiène.

«Le parquet de Rome nous avait discrètement informés sur le fait qu'un tel risque existait (...) il y a environ un an», déclare Ubaldo Montaguti, dans «L'Espresso», le même magazine qui avait dénoncé vendredi dernier dans un reportage choc le manque d'hygiène de l'hôpital universitaire, le plus grand de la Péninsule avec environ 1300 lits.

Le directeur affirme avoir engagé pendant une période des gardes privés et armés pour «accompagner» les corps des personnes décédées de la chambre d'hôpital à la chambre mortuaire.

«Nous avions reçu des informations sur d'autres choses moins graves, mais tout aussi inacceptables, comme le vol de vêtements ou de biens aux cadavres», ajoute Ubaldo Montaguti.

Intrus

Le directeur explique que «l'organe le plus facilement extirpable est la cornée» et qu'il s'agit aussi du seul organe qui puisse être transplanté «longtemps après le décès».

Il affirme aussi que les soupçons se tournaient vers des personnes étrangères à l'hôpital et non des employés de l'établissement.

Les images du reportage de «L'Espresso» ont montré un sol jonché de mégots à quelques pas du service de thérapie intensive pour enfants, des sacs poubelles entreposés le long des couloirs empruntés par les malades sur leurs civières, ou encore un brancardier fumant alors qu'il accompagne un patient d'un département à un autre. (ats)

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