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Suisse romandeHôpitaux très chouchoutés par les cantons

Selon une étude commanditée par les cliniques privées, les pouvoirs publics romands, Vaud en tête, subventionnent trop leurs structures hospitalières.

par
apn
Selon ses détracteurs, l'étude mandatée par les cliniques privées ne prend pas suffisamment en compte les coûts liés à la formation des étudiants au sein des hôpitaux universitaires, comme le CHUV.

Selon ses détracteurs, l'étude mandatée par les cliniques privées ne prend pas suffisamment en compte les coûts liés à la formation des étudiants au sein des hôpitaux universitaires, comme le CHUV.

Sous la férule du Pr Stefan Felder, de l'Institut des études économiques de l'université de Bâle, une étude montre que les cantons romands sont particulièrement généreux avec leurs hôpitaux. En 2016, alors qu'un cas stationnaire recevait en moyenne une subvention étatique de 640 fr. au Tessin, il passait à 1984 fr. à Soleure, 3943 à Neuchâtel, 4396 à Genève et 5244 sur sol vaudois.

Selon le quotidien «Le Temps», Vaud verse près de 600 millions de subventions à ses structures hospitalières, soit le double de Zurich. Pour Stefan Felder, dont l'étude a été mandatée par les cliniques privées, les montants investis par les pouvoirs publics constituent «une distorsion de concurrence».

«Que les commanditaires jouent la transparence»

Contactés par «Le Temps», les conseillers d'Etat responsables de la santé à Genève et dans le canton de Vaud n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère. «Que les commanditaires de ces études à la gloire du privé commencent par jouer la transparence», peste le Genevois Mauro Poggia. Son collègue vaudois Pierre-Yves Maillard relève que contrairement aux cliniques privées, qui achètent des études aux lobbyistes et aux scientifiques, les cantons assument leurs responsabilités sur le plan de la sécurité d'approvisionnement en soins aux populations.

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