Genève - Horaires étendus des magasins combattus par un référendum
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GenèveHoraires étendus des magasins combattus par un référendum

Le Grand Conseil a accepté un texte permettant aux commerces d’ouvrir jusqu’à 19h le samedi et de programmer trois dimanches de vente par année. Mais les opposants n’ont pas dit leur dernier mot.

La loi combattue par la gauche et les syndicats veut permettre au clients de faire leur shopping une heure de plus le samedi, ainsi que trois dimanches par année.

La loi combattue par la gauche et les syndicats veut permettre au clients de faire leur shopping une heure de plus le samedi, ainsi que trois dimanches par année.

Archives /Tamedia / Urs Jaudas

Comme attendu, les syndicats et la gauche n’ont pas l’intention de laisser passer sans broncher la nouvelle loi sur l’extension des horaires des commerces genevois. Fin avril, le Grand Conseil a adopté un texte qui prévoit trois ouvertures dominicales par an, ainsi qu’une ouverture prolongée à 19h le samedi, contre 18h actuellement. Un changement qui ne serait pas conditionné à la signature d’une convention collective de travail (CCT), comme cela a pu être le cas par le passé. Seule concession: la nocturne du jeudi, où les magasins ne ferment qu’à 21h, a été supprimée.

Lors des débats, la gauche avait dénoncé le fait de ne pas lier ces changements à l’adoption d’une CCT et avait brandi la menace d’un référendum. Celui-ci a été lancé mardi. Les différents acteurs qui le soutiennent ont dénoncé, dans un communiqué, la dégradation des conditions de travail pour le personnel travaillant dans le secteur du commerce de détail, pointant du doigt une décision qui va avantager les grands distributeurs, au détriment des petits commerces de proximité.

Loi «choquante»

«Si on tient compte de la distribution des salarié-e-s par genre, on se rend bien compte que ce ne sont pas les cadres, majoritairement masculins, qui vont travailler les dimanches. Ce seront surtout les femmes», a dénoncé Pierre Eckert (Les Verts), dénonçant une situation qui «n’est pas acceptable», d’autant que ce seront également elles à qui on demandera de rester au travail jusqu’à 19h le samedi. «Cette loi est particulièrement choquante dans ce contexte car les vendeuses ont bossé dans des conditions très difficiles pendant la crise Covid», a renchéri Pablo Cruchon (EaG), qui a rappelé que celles-ci «n’ont eu que les applaudissements de la population en guise de remerciements».

Les référendaires ont aussi souligné que cette extension des horaires des commerces n’impactera pas que le personnel de vente, mais aussi les employés des services de livraison, des entreprises de nettoyage, des sociétés de transport ou encore des agences de sécurité.

(jfz)

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