Actualisé 26.11.2015 à 10:21

Tourisme

Hotelplan Suisse dans les chiffres rouges

Le voyagiste n'a pas eu le temps d'absorber le choc créé par la fin du taux plancher à la mi-janvier. A quoi s'est ajoutée une longue liste d'attentats dans les destinations balnéaires.

Comme le reconnaît Thomas Stirnimann, le patron d'Hotelplan, l'attentat de Sousse est intervenu alors que les affaires évoluaient favorablement.

Comme le reconnaît Thomas Stirnimann, le patron d'Hotelplan, l'attentat de Sousse est intervenu alors que les affaires évoluaient favorablement.

Après un bon début d'année, malgré la vigueur du franc, Hotelplan Suisse a souffert dès l'été, après l'attaque terroriste de Sousse en Tunisie le 26 juin dernier. Affichant des chiffres rouges, la filiale helvétique du voyagiste de Migros a depuis vu les difficultés s'accumuler.

Avec l'abolition par la Banque nationale suisse du taux plancher liant le franc à l'euro, le 15 janvier dernier, «nous savions le 16 janvier qu'Hotelplan Suisse délivrerait un résultat négatif», indique Thomas Stirnimann, le patron d'Hotelplan, dans une interview publiée jeudi dans Travel Inside. La seule question restait de savoir à quelle hauteur le choc pouvait être amorti.

«Lorsque vous achetez pour plusieurs dizaines de millions de francs à un cours de 1,20 franc pour un euro et que les prix doivent en l'espace d'une nuit être réduits de 20%, vous avez un problème», explique M. Stirnimann. L'attentat de Sousse est intervenu alors que les affaires évoluaient favorablement, avec une croissance de nombre de passagers de près de 10%.

«Hotelplan Suisse représente le leader helvétique pour la Tunisie. A ce moment, nous avions des places réservées pour 15'000 clients; trois jours plus tard, quasiment tous avaient annulé» leur séjour, poursuit le directeur général du voyagiste du géant orange.

Accumulation de difficultés inédite

La peur de nouvelles attaques de terroristes islamistes a ensuite touché des destinations comme le Maroc et l'Egypte, puis la Turquie, en raison du conflit en Syrie voisine. Puis en août, moment auquel débutent les réservations pour la saison d'hiver en Asie, est intervenu l'attentat dans la capitale thaïlandaise, Bangkok.

En automne, le flux de réfugiés est venu torpiller les affaires en Grèce, lesquelles prennent toujours plus d'importance en automne. Tout cela s'est traduit par des surcapacités, les compagnies aériennes et les organisateurs de voyages réduisant encore les prix. Depuis, la branche se trouve dans une situation de prix discount durables, selon M. Stirnimann.

Il faut désormais encore ajouter les attentats de Paris. «De toute ma carrière, je ne me souviens pas d'une telle accumulation et régularité de problèmes», ajoute le patron d'Hotelplan. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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