Banques : HSBC Suisse a souffert du franc fort
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Banques HSBC Suisse a souffert du franc fort

La banque privée HSBC (Suisse) a souffert du franc fort au premier semestre.

La banque affiche des résultats en baisse à cause du taux de change, alors qu'elle a enregistré un afflux net de capitaux de 6,2 milliards de francs, surtout en provenance d'Asie et du Moyen-orient.

«Nous sommes une des banques les plus exposées en Suisse aux variations de taux de change», a confié mardi à la presse le PDG de HSBC (Suisse) Alexandre Zeller. La forte majorité des fonds de ses clients sont en euros ou en dollars et les coûts en franc suisse, a- t-il expliqué.

En dépit des afflux nets positifs de capitaux, en hausse de 26% par rapport au premier semestre 2010, les actifs clients sous gestion ont diminué de 9,4 milliards. Ils ont passé de 186,4 à 177 milliards, sous l'effet de la dépréciation des monnaies étrangères face au franc suisse. A taux de change constants, la performance des actifs sous gestion a augmenté de 3% depuis la fin 2010.

Bénéfice en recul

Le total des produits s'élève à 737 millions pour le premier semestre, en baisse de 15% par rapport au premier semestre 2010. Si l'on exclut l'impact du franc fort, le total des produits enregistre une progression de 4%.

Le bénéfice avant impôts s'est inscrit à 248 millions, en recul de 34% par rapport à 2010. A taux de change constants, le bénéfice avant impôts s'élève à 386 millions, en hausse de 3%.

A taux de change constants, le coefficient d'exploitation est resté stable à 57% contre 56% sur la même période de 2010. La fermeté du franc a porté ce coefficient à 66%, un résultat qui demeure compétitif dans le secteur, soulignent les dirigeants de la banque.

HSBC (Suisse) bénéficie de l'expansion de ses activités sur les marchés émergents, notamment la Chine. La gamme de produits axés sur ces marchés représente près de 3,4 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Mesures d'économies

Les dépenses se sont accrues d'1% en raison notamment d'investissements dans la sécurité de l'information et les coûts de mise en conformité réglementaire. La banque continue de regrouper ses activités à Genève dans de nouveaux bâtiments, un programme prévu jusqu'en 2013.

Interrogé sur d'éventuelles mesures d'économies, Alexandre Zeller a indiqué qu'il n'envisage pas de suppressions d'emplois en dehors des départs naturels. «Il faut trouver des économies, par exemple dans le parc immobilier, la recherche de synergies dans l'informatique et l'administration, l'arrêt des activités les moins rentables, comme notre présence en Russie», a dit M. Zeller.

A fin juin, les effectifs de la banque totalisaient 3169 personnes, soit pratiquement le même chiffre qu'en décembre. En Suisse, HSBC emploie 1779 personnes, dont 1471 à Genève, 267 à Zurich, 35 à Lugano et six à Gstaad.

Le franc fort n'a pas que des inconvénients. Dans le groupe HSBC, la banque suisse voit son capital en dollars augmenter de manière spectaculaire, de 3,6 milliards fin 2010 à 4,2 milliards de dollars fin juin, en raison de la hausse du franc, a relevé Alexandre Zeller. (ats)

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