Evasion fiscale: HSBC (Suisse) confirme le vol de données de dix clients
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Evasion fiscaleHSBC (Suisse) confirme le vol de données de dix clients

La banque HSBC (Suisse) a porté plainte auprès du Ministère public de la Confédération suite au vol par un ex-employé de données touchant à près de dix clients.

Selon «Le Parisien», ces noms seraient liés à la liste des 3000 clients soupçonnés par le fisc français d'évasion fiscale.

Le journal français affirme dans son édition de mercredi qu'un ex- cadre informatique de la filiale suisse de HSBC avait dérobé une partie de la liste des 3000 Français soupçonnés et fui en France. Le ministre français du Budget Eric Woerth ne confirmait ni n'infirmait l'information à l'AFP.

Il a toutefois assuré qu'il «n'avait jamais payé pour obtenir quelque liste que ce soit». Eric Woerth a également affirmé que sa liste de noms provenait de plusieurs sources et avait été acquise légalement sans contrepartie financière.

De son côté, HSBC (Suisse) a confirmé le vol mercredi dans un communiqué. La succursale sise à Genève, dirigée depuis début 2008 par l'ancien patron de la Banque cantonale vaudoise (BCV) Alexandre Zeller, précise que le vol a eu lieu entre fin 2006 et début 2007. Après une période de surveillance en 2008, l'employé impliqué a été interrogé par un procureur, précise la filiale suisse du géant bancaire britannique.

Scandale au Liechtenstein

Interrogé par l'ATS, le Département fédéral des finances (DFF) ne souhaitait mercredi pas s'exprimer. La question étant du ressort du Ministère public de la Confédération, «le DFF ne prend pas position sur une affaire en cours», a indiqué la porte-parole Delphine Jaccard.

L'an dernier, un informateur liechtensteinois des services secrets allemands, employé de la banque LGT, avait transmis au fisc allemand des milliers de données subtilisées de contribuables étrangers. Il avait reçu 4 millions d'euros en échange de ces informations.

L'affaire avait précipité une vague sans précédent d'attaques contre les régimes fiscaux de la principauté puis de la Suisse, les assauts étaient alors dirigés par l'ancien ministre allemand des finances Peer Steinbruck, autoproclamé chasseur d'Indiens suisses.

(ats)

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