03.07.2020 à 12:00

Lausanne

Huawei vise la tête du marché suisse des smartphones

De passage dans la capitale vaudoise, le directeur de Huawei Suisse ne cache pas son ambition, malgré l’absence des services de Google sur les derniers mobiles de la marque.

de
Michel Annese
Steven Huang (à g.), à la tête de Huawei Suisse, accompagné de Christa Rigozzi, Miss Suisse 2006 et ambassadrice nationale de la marque.

Steven Huang (à g.), à la tête de Huawei Suisse, accompagné de Christa Rigozzi, Miss Suisse 2006 et ambassadrice nationale de la marque.

20 minutes

Le ciel s’est un peu plus assombri cette semaine pour Huawei, déjà bousculé par des sanctions américaines qui l’empêchent depuis plus d’une année de collaborer avec des entreprises américaines. La Federal Communications Commission (FCC), régulateur des télécoms aux États-Unis, a officiellement inscrit sur une liste noire l’entreprise technologique chinoise, ainsi que sa compatriote ZTE, les désignant comme des menaces pour la sécurité nationale.

Cela n’empêche pas la firme de voir l’avenir avec optimisme. À l’image de celle de Steven Huang, directeur de Huawei Suisse depuis un peu plus de 2 ans. «Comme on dit en Chine, il y a toujours un arc-en-ciel, après la pluie» commente-t-il sur la situation actuelle. En compagnie de Christa Rigozzi, Miss Suisse 2006 et ambassadrice nationale de la marque, il invitait jeudi les médias dans un palace de Lausanne afin de découvrir et tester les derniers produits de la firme et leur parler du développement de l’entreprise, ainsi que de sa propre plateforme HMS (Huawei Mobile Services).

Pas de services Google

Pour rappel, cette dernière remplace les services de Google dont sont dépourvus les derniers smartphones de Huawei, tels que les modèles haut de gamme de la série P40 Pro. Tournant sous une version open source d’Android, ces appareils qui excellent en photo ne proposent en effet ni de boutique Play Store, ni les apps populaires du géant du web (Chrome, YouTube, Google Maps, Gmail, etc.).

Sur ces produits, comme sur son smartphone pliable Mate Xs, Huawei intègre à la place sa propre boutique d’apps, l’AppGallery. Elle est pour le moment beaucoup moins fournie que celle de Google ou celle de son rival Apple. Mais la firme dit s’atteler pour y rendre disponible un plus grand nombre de services locaux: «Nous travaillons avec de nombreux grands acteurs, comme des banques locales, tels que UBS, la Banque Migros, les CFF ou TX Group (ndlr éditeur entre autres de «20 minutes», «20 Minuten», «La Tribune de Genève» ou encore du «Tages-Anzeiger», dont les apps sont déjà disponibles dans la boutique de Huawei) afin d’offrir ensemble le meilleur service au consommateur final». «Dans les prochains mois et les prochaines années, l’expérience utilisateur dans la boutique d’apps de Huawei sera de mieux en mieux», promet-il en faisant comprendre que la plateforme HMS ne se veut pas une alternative temporaire, mais une solution durable.

Pour aider ses clients à retrouver les logiciels qu’ils aiment, Huawei multiplie les solutions. Ils peuvent tout d’abord se servir du service Phone Clone, qui permet de copier environ 90% des apps d’un ancien téléphone sur un nouveau, explique le dirigeant. L’AppGallery est la deuxième solution. Enfin, le consommateur peut aussi s’appuyer sur un nouvel outil baptisé Petal Search. Ce moteur de recherche fonctionne comme un agrégateur capable de piocher des résultats non seulement dans la boutique maison, mais aussi les boutiques alternatives, comme APK Pure. Est-ce toutefois suffisant pour pallier l’absence des apps de Google? En partie, pour ceux qui peuvent s’en accommoder.

Devenir No 1 aussi en Suisse

Dans notre pays, où Huawei prévoit de gros investissements, la firme occupe actuellement la 3e place avec près de 12% de parts de marché, derrière Samsung et Apple, selon le cabinet GfK, indique encore le responsable. Celui-ci ne cache pas les ambitions de la firme: «La situation est bonne sur le marché suisse pour Huawei, car les Suisses sont toujours à la recherche de produits innovants, que ce soit au niveau du design, de l’appareil photo ou des fonctionnalités. Le lancement de notre nouveau smartphone P40 Pro tombe à pic. Notre intention est de devenir le No 1 sur le marché des smartphones en Suisse, et je ne vois pas de raison contraire à cette ambition.» Le directeur rappelle d’ailleurs que Huawei a réalisé cet exploit au niveau mondial en avril en dépassant le leader Samsung.

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48 commentaires
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Richoks

04.07.2020 à 20:35

A vous de savoir si vous préférez être traqué par les Ricains ou les Chintoks

GG

04.07.2020 à 18:43

N'oublions pas que dans notre belle Suisse, ont est aussi fiché!

Luc 64

04.07.2020 à 17:00

chinoiserie, n'acheter plus chinoises sont des menteur et profiteur.