UDC zougoise: «Hürlimann doit quitter le Grand Conseil»
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UDC zougoise«Hürlimann doit quitter le Grand Conseil»

Des politiciens agrariens demandent au président de la section zougoise de l'UDC de démissionner du Grand Conseil. Markus Hürlimann est soupçonné d'avoir violé une député verte.

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ats/mme/ofu
Markus Hürlimann réfute catégoriquement les accusations portées contre lui par Jolanda Spiess-Hegglin.

Markus Hürlimann réfute catégoriquement les accusations portées contre lui par Jolanda Spiess-Hegglin.

«Il nous rendrait un grand service en tirant les conséquences de cette affaire. Markus Hürlimann doit démissionner du Grand Conseil», a affirmé Moritz Schmid, président du parlement zougois, dans la «Neue Zuger Zeitung».

Moritz Schmid n'est pas le seul de cet avis. «Je ne vois pas comment Markus Hürlimann peut encore représenter notre parti au sein du Grand Conseil», estime en effet Philip C. Brunner, de la fraction UDC du Grand Conseil. Willi Vollenweider (UDC) demande qu'il abandonne la présidence du parti cantonal. Interrogé, l'avocat de Markus Hürlimann rétorque: «Mon client a pris connaissance des revendications des membres de son parti et s'exprimera en temps voulu à ce sujet.»

Mais le président de la section zougoise de l'UDC n'a pas que des détracteurs. «Ces trois avis ne sont pas représentatifs de l'ensemble du parti. Une grande majorité pense qu'il est trop tôt pour demander sa démission. D'autant que rien n'a pu être prouvé au niveau pénal pour le moment. Il faut respecter la présomption d'innocence», estime ainsi le député Thomas Werner.

Une soirée très arrosée

La députée verte Jolanda Spiess-Hegglin accuse Markus Hürlimann, 40 ans, député au parlement cantonal et président de la section cantonale de l'UDC, d'avoir abusé d'elle. Les faits se seraient produits après la fête très arrosée célébrant l'élection du président du gouvernement Heinz Tännler (UDC) dans la nuit du 20 au 21 décembre 2014.

Au matin, la politicienne n'avait plus aucun souvenir de la fin de la soirée. Elle s'est rendue à l'hôpital pour faire des analyses de sang et d'urine. L'hôpital a ensuite alerté le Ministère public. Celui-ci a ouvert une enquête, sans plainte de la victime présumée, car les faits soupçonnés sont poursuivis d'office.

Rapports consentis

Markus Hürlimann réfute catégoriquement les accusations portées contre lui. Selon un communiqué de son avocat, tous les témoins interrogés affirment qu'il s'agissait de rapports consentis.

En raison de l'enquête, Markus Hürlimann a demandé à la direction de son parti de pouvoir remettre ses fonctions de président du parti. Il est remplacé provisoirement par le vice-président et conseiller national Thomas Aeschi jusqu'à la prochaine assemblée du parti.

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