Championnat du monde: Huet: «On croyait qu'ils allaient revenir»
Actualisé

Championnat du mondeHuet: «On croyait qu'ils allaient revenir»

La France a fêté, jeudi, l'un des plus beaux exploits de son histoire. La formation de Dave Henderson a battu la grande Russie (1-2), qui restait sur treize succès de suite en Championnat du monde. Retour sur cette surprise avec Cristobal Huet.

par
Robin Carrel
Stockholm

Une place de choix en une du quotidien «L'Equipe», des sollicitations médiatiques comme rarement, les Bleus ont marqué les esprits en battant la «Sbornaja» sur la glace d'Helsinki. Joint au téléphone depuis Stockholm, l'autre ville hôte du tournoi, le portier du LHC s'est confié à «20 minutes».

- Comment avez-vous vécu cette victoire depuis le banc?

- On n'osait pas vraiment y croire. C'était totalement impensable avant le match. A tout moment de la partie, on croyait qu'ils allaient revenir, mais cela n'est jamais arrivé. C'est un moment historique pour nous!

- Est-ce le plus grand exploit du hockey français?

- Ça faisait longtemps que l'on attendait une victoire contre une grosse équipe, c'est vrai. Dans le passé, on avait battu les Etats-Unis en Suisse (ndlr: 3-1 en 1998), on avait battu la Suisse... Mais c'est certainement le plus beau succès avec celui contre le Canada en 1995 (ndlr: 4-1) et la qualification pour les quarts de finale aux Jeux olympiques d'Albertville en 1992 (ndlr: défaite 1-4 contre les USA).

- Florian Hardy, dont c'était la première titularisation à ce niveau, a avoué être un peu nerveux. Lui avez-vous dit quelque chose avant le match?

- On parle beaucoup tous les deux, mais là, non... Il était assez grand pour gérer la pression. On a surtout tenté de relativiser l'événement. De se dire qu'on n'avait rien à perdre. Il a fait un supermatch. C'est bien de voir qu'il y a de la relève, car c'est clair que ce n'est sur pas facile de rentrer en jeu, comme ça, contre les Russes. Il a été incroyable pour son premier match.

- Malgré quelques absents, la France arrive maintenant à régater contre à peu près tout le monde. Ça montre les progrès effectués?

- Oui. L'an dernier, on avait fêté trois victoires. Cette saison, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Maintenant, il nous reste trois matches à jouer pour faire quelque chose de bien. Notre grande force est de savoir qu'on n'est pas favoris et qu'on doit bosser plus que l'adversaire. Se qualifier pour les quarts de finale, ce serait super. Mais on ne regarde pas trop loin. Nous avons encore besoin de point(s) pour nous sauver mathématiquement.

- En signant à Lausanne, en LNB, vous pensiez vivre autant d'émotions en 2013?

- J'espérais... C'est vrai que c'est une année incroyable, mais ce n'est pas encore fini. La saison avec le LHC a été géniale et cela s'enchaîne.

- Merci. On vous retrouve avec la France, à Stockholm, pour une demie contre la Suisse?

- Ah, ça, je ne sais pas, mais j'espère (rires)!

Ton opinion