Hugo Chavez annonce une ligne politique moins idéologique
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Hugo Chavez annonce une ligne politique moins idéologique

Le président vénézuélien Hugo Chavez, affaibli par l'échec de son référendum sur des réformes constitutionnelles le mois dernier, a indiqué dimanche qu'il entendait freiner l'élan révolutionnaire qui a guidé sa politique socialiste jusqu'ici, souhaitant donner la priorité à des problèmes quotidiens comme la violence ou le ramassage des ordures.

Un mois après le revers infligés par les électeurs, qui ont refusé à une faible majorité des réformes qui auraient fortement élargi les pouvoirs du président, Hugo Chavez a concédé devoir ralentir sa «marche» vers le «socialisme du 21e siècle».

«Je suis forcé de réduire la vitesse de la marche», a-t-il déclaré dimanche, enjoignant les nouveaux membres de son gouvernement d'»accepter la réalité» et de «mettre leurs pieds sur terre».

«Ceci sera l'année des trois 'R': révision, rectification et relance», a déclaré M. Chavez.

Héraut de la gauche radicale sud-américaine, l'ami et allié du Cubain Fidel Castro est connu pour sa rhétorique révolutionnaire enflammée. En 2007, il a nationalisé les secteurs de l'électricité, des télécommunications et des hydrocarbures.

Le gouvernement vénézuélien devrait à présent orienter ses efforts vers des objectifs moins idéologiques, comme la réduction de la criminalité, dont les chiffres en hausse figurent parmi les plus importantes préoccupations des Vénézuéliens, selon des récents sondages.

«L'insécurité et la corruption, ce sont des maux hérités que nous devons arrêter et empêcher de s'étendre. Si nous ne les arrêtons pas, ils deviennent le plus grand ennemi de notre révolution», a déclaré M. Chavez lors de son allocution hebdomadaire à la télévision et à la radio publiques.

D'autres problèmes figureront sur l'agenda plus pragmatique du gouvernement, comme l'inflation -qui atteint 22,5% l'année dernière-, la pénurie de denrées telles que le lait et le sucre, ou encore le ramassage des ordures, trop inefficace dans Caracas et d'autres grandes villes. «Dans un pays socialiste, les rues ne peuvent pas être remplies d'ordures», a proclamé M. Chavez. AP

mgh/v394/ljg (ap)

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