Hugo Chavez se dit «certain» qu'Ingrid Betancourt est «vivante»
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Hugo Chavez se dit «certain» qu'Ingrid Betancourt est «vivante»

Arrivé lundi soir à Paris avant d'évoquer ce mardi la situation d'Ingrid Betancourt avec Nicolas Sarkozy, le président vénézuélien Hugo Chavez a réaffirmé que la sénatrice franco-colombienne est «vivante».

«Ingrid est vivante, j'en suis certain», a déclaré le président vénézuélien à des journalistes devant son hôtel parisien. Ses propos étaient retransmis en direct sur la télévision publique vénézuélienne.

Hugo Chavez rencontrera mardi Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour faire le point sur sa médiation avec les FARC en vue de la libération d'Ingrid Betancourt.

Lundi soir, il a fait part de son optimisme quant à l'issue de son action. «Je crois vraiment que nous allons parvenir à un accord» avec les FARC, a-t-il affirmé. «Cela ouvrirait la voie à la paix en Colombie».

Hugo Chavez a déjà assuré à plusieurs reprises être persuadé qu'Ingrid Betancourt est en vie, mais reconnaît toutefois ne pas en avoir eu jusqu'ici la preuve formelle.

«Nous attendons la preuve», a-t-il affirmé lundi soir, précisant que le commandant des FARC Manuel Marulanda, qui lui a envoyé récemment un télégramme, lui avait demandé de dire à Nicolas Sarkozy qu'Ingrid Betancourt «est bien traitée». «J'ai confiance en la parole de Marulanda», a-t-il confié, ajoutant qu'il estimait que Nicolas Sarkozy avait un rôle important à jouer dans ce dossier.

Dans un courrier électronique envoyé à la presse lundi, les FARC ont diffusé une retranscription d'un entretien avec Luciano Marin Arango, membre des FARC connu sous le nom de guerre d'Ivan Marquez, qui a rencontré le président vénézuélien le 8 novembre.

Marquez y affirme avoir dit à Chavez que Marulanda «avait donné l'ordre d'envoyer une preuve de vie quand cela sera possible alors que se déroulent d'intenses combats dans le sud (de la Colombie), afin qu'elle puisse être transmise aux familles des prisonniers».

«C'est quelque chose d'urgent et j'apporte beaucoup d'éléments pour discuter avec Nicolas Sarkozy», a plus tard précisé Hugo Chavez lors d'un entretien téléphonique avec la télévision vénézuélienne, soulignant qu'il tentait de rapprocher «des positions très arrêtées».

Mais «nous avons avancé», a-t-il encore affirmé, sans fournir de précisions. «Le jeu est d'une certaine mesure devenu un peu plus flexible. Par de petites ouvertures, je pense que nous pouvons avancer».

Pour libérer certains de leurs otages, les FARC exigent du président colombien Alvaro Uribe un échange de prisonniers avec leurs membres détenus dans les prisons colombiennes. «J'espère vraiment que nous pourrons y parvenir», a déclaré Hugo Chavez lundi soir à Paris.

La famille d'Ingrid Betancourt sera reçue mardi après-midi par Nicolas Sarkozy, puis par Hugo Chavez. (ap)

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