Actualisé 04.03.2010 à 21:34

Ski alpinHugues Ansermoz: «On a pas le droit de se cacher»

Dans le cadre de l'équipe féminine, revenir de Vancouver sans médaille a mis un homme sous pression. Hugues Ansermoz, l'entraîneur principal parle de l'échec canadien, de ses sentiments après avoir vu les critiques pleuvoir et du reste de la saison.

Détendu, les technicien des Diablerets joue franc jeu, comme à son habitude.

Hugues Ansermoz, comment avez-vous vécu les critiques qui ont été dirigées contre vous après ces Jeux sans médaille ?

«Je ne suis évidemment pas dans une situation facile. On savait très bien qu'en allant aux Jeux, soit tu fais une médaille et tout est bon, la vie est rose. Soit tu n'en fais pas et tout est remis en question.»

Qu'est-ce qui est reproché à l'encadrement ?

«Il y a eu beaucoup de questions concernant l'équipe technique. On avait changé les entraîneurs de ce groupe parce que l'on pensait qu'il y avait vraiment un besoin allant dans ce sens. Les années olympiques sont toujours les années de grands changements dans le staff ou dans la structure.»

Au Canada, l'équipe était toutefois privée de plusieurs atouts: Fränzi Aufdenblatten, Lara Gut et Martina Schild...

«Je ne voulais pas parler des filles blessées avant les JO. Cela n'aurait pas été juste vis à vis de celles qui s'étaient qualifiées avec de bons résultats. Les conditions climatiques ainsi que la qualité de la neige ont joué contre les néophytes comme Andrea Dettling ou Nadja Kamer. En descente, on perd Dominique Gisin lors de sa chute. Mais on a simultanément perdu Nadia Styger qui devait partir juste après Gisin et qui savait que «Dom» était tombée.»

Y a-t-il une recette miracle pour motiver une athlète qui sort d'un coup dur ?

«Disons que lorsqu'il fait beau, tout est plus facile. C'est également un avantage pour nous de courir en Suisse. On a pas le droit de se cacher. Il y aura du monde et des attentes élevées, surtout à Crans-Montana.» (si)

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