Pollution: Huit cas de saturnisme détectés chez des enfants en France

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PollutionHuit cas de saturnisme détectés chez des enfants en France

Une étude publiée vendredi confirme qu’une intoxication sévère au plomb a été détectée chez des enfants dans le nord de la France. Ils vivaient près d’une ancienne fonderie.

L’usine Metaleurop de Noyelles-Godault, dans le nord de la France, a fermé ses portes en 2003. 

L’usine Metaleurop de Noyelles-Godault, dans le nord de la France, a fermé ses portes en 2003. 

AFP

Ce dépistage de l’Agence Régionale de Santé (ARS) avait été lancé en juin 2022 pour les moins de 18 ans de quatre communes du Pas-de-Calais: Evin-Malmaison, Courcelles-lès-Lens, Noyelles-Godault, Leforest et Dourges. 

Au total, 1’878 enfants ont été examinés. Parmi eux, huit «ont présenté une plombémie supérieure à 50 µg/litre de sang, seuil de définition du saturnisme», dont deux «présentent désormais des taux inférieurs à 50 µg/litre de sang», indique l’ARS. Le seuil de vigilance de 25 µg/l a par ailleurs été dépassé pour 75 enfants, des résultats ne constituant pas un saturnisme mais qui justifiaient un suivi.

Le saturnisme, la «maladie du plomb», affecte le système nerveux, la moelle osseuse et les reins. En 2003, à la fermeture de l’usine locale Metaleurop, qui a rejeté pendant des décennies des tonnes de métaux lourds dans l’air, notamment du plomb et du cadmium, la zone était considérée comme la plus polluée de France. Cinq communes (24’000 personnes) sont concernées par une restriction de l’usage des sols.

Une enquête de France 5 sème le doute

Les inquiétudes des riverains avaient été relancées par la présentation en avril 2022 d’une enquête de l’émission «Vert de rage» de la chaîne France 5, selon laquelle 5’815 enfants pourraient avoir été atteints de saturnisme entre 1962 et 2020, dont une centaine depuis vingt ans.

La préfecture avait à l’époque répondu qu’un seul cas avait été enregistré depuis dix ans dans la zone, mais décidé du lancement de la campagne de dépistage. Auparavant, huit campagnes de dépistage avaient été menées jusqu’en 2012 attestant, selon la préfecture, d’une «nette diminution de l’imprégnation».

(AFP)

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