Actualisé 10.01.2012 à 21:53

IrakHuit morts dans des violences

Huit personnes dont trois enfants et un colonel de l'armée irakienne ont été tuées mardi dans plusieurs attaques au nord de Bagdad.

A Yathreb, un village de la province de Salaheddine à environ 70 km au nord de la capitale, 3 garçons âgés de 9 à 11 ans ont été tués par l'explosion d'une bombe dissimulée en bord de route alors qu'ils se rendaient à l'école, ont indiqué la police et une source médicale à l'hôpital de Balad, ville la plus proche.

A Ach-Charqat, ville située à 290 km au nord de Bagdad, deux employés d'un administration agricole ont été tués par l'explosion d'une bombe magnétique fixée sur leur voiture alors qu'ils se rendaient au travail, selon la police et une autre source de sécurité.

A Saadiya, dans la province de Diyala (centre), le colonel Hassan Ali a été tué et trois de ses gardes du corps blessés tôt mardin matin lorsqu'une bombe a explosé au passage de leur convoi, selon le centre des opérations de commande de Baqouba, capitale de la province. Hassan Ali commandait la 4è brigade de l'armée irakienne déployée à Saadiya. Le maire de la ville, Ahmed al-Zarkouchi, a confirmé l'attaque.

Dans la soirée de mardi, deux soldats ont été tués par des hommes armés qui ont ouvert le feu au point de contrôle où ils se tenaient à Mossoul (350 km au nord de Bagdad), ont indiqué le premier lieutenant Mohammed al-Joubouri et un officier de police qui a requis l'anonymat.

Ces violences interviennent au lendemain d'une série d'attaques dans différents endroits du pays qui a fait au moins 17 morts dont plusieurs pèlerins chiites. Elles se déroulent en outre alors que le pays est enlisé dans une crise politique qui a ravivé les tensions confessionnelles.

La Turquie appelle les leaders irakiens à éviter un «conflit fratricide»

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mardi les dirigeants des différents groupes politiques et religieux irakiens à «écouter leur conscience» pour empêcher que les tensions interconfessionnelles dans leur pays ne se transforment en un «conflit fratricide».

«J'appelle tous nos frères irakiens, quelle que soit leur confession ou leur origine ethnique, à écouter leur conscience, leur raison et leur coeur», a déclaré M. Erdogan à Ankara au cours d'une réunion de son groupe parlementaire, réagissant à diverses attaques meurtrières visant des civils en Irak ces derniers jours.

«J'invite de la même façon les dirigeants irakiens, les chefs religieux irakiens, les leaders de factions, les pays qui tentent d'exercer une influence en Irak à se comporter avec bons sens et de manière responsable. La dernière chose que nous souhaitons voir en Irak est un nouveau conflit fratricide», a-t-il dit.

M. Erdogan a averti, sans les désigner, «les pays qui attisent les divisions confessionnelles et les conflits en Irak», qu'ils seraient «tenus pour responsables de chaque goutte de sang versé» et que «cette tache perdurerait à travers l'histoire».

Dans la soirée, le Premier ministre turc a fait part de ses inquiétudes à son homologue irakien Nouri al-Maliki au cours d'un entretien téléphonique, a rapporté l'agence de presse Anatolie.

«La démocratie sera affectée négativement si les doutes ressentis par les partenaires de la coalition (gouvernementale) se transforment en animosité», a-t-il déclaré, selon Anatolie.

M. Erdogan a notamment appelé Bagdad a prendre des mesures pour faire baisser la tension autour du procès du vice-président irakien, Tarek al-Hachémi, et pour assurer que celui-ci soit jugé sans pressions politiques. (afp)

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