Pérou : Humala investi président

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Pérou Humala investi président

Le nationaliste de gauche et ancien militaire Ollanta Humala, 49 ans, a été investi jeudi président du Pérou pour cinq ans. Cette cérémonie a marqué un retour de la gauche au pouvoir dans le pays andin après près de quatre décennies.

«Je jure sur la patrie que j'exercerai fidèlement la charge de président», a déclaré Ollanta Humala lors d'une brève prestation de serment au Parlement à Lima.

Le successeur d'Alan Garcia (centre-droit) s'est aussi engagé «à lutter pour l'intégration sociale, en particulier des plus pauvres». Il a ensuite endossé l'écharpe présidentielle.

Ollanta Humala, candidat malheureux à la présidence en 2006, a remporté le second tour de la présidentielle en juin avec 51,45 % des voix, trois points d'avance sur sa rivale de droite Keiko Fujimori, fille de l'ancien président emprisonné. M. Garcia ne pouvait se représenter pour deux mandats consécutifs.

Sommet prévu

Douze chefs d'Etat au total, latino-américains pour la majorité, ont assisté à l'investiture, dont ceux du Brésil, d'Argentine, du Chili et de Colombie.

Le Brésil de Lula et de Dilma Rousseff, souvent cité en modèle de gouvernance par Ollanta Humala, était le premier pays visité en juin par le président péruvien élu, qui a rencontré la quasi-totalité des chefs d'Etat sud-américains depuis son élection.

La cérémonie d'investiture devait être suivie jeudi d'un mini- sommet de l'Union des Nations sud-américaines (UNASUR).

Brésil évoqué auparavant

La présidence d'Ollanta Humala, un métis d'origine amérindienne (quechua) comme plus des trois quarts des Péruviens, consacre le retour de la gauche au pouvoir, 36 ans après le régime militaire du général Juan Velasco Alvarado (1968-75), un nationaliste de gauche parvenu au pouvoir et chassé par des coups d'Etat.

Jadis admirateur avoué de la gauche radicale d'Amérique latine dans le sillage du président vénézuélien Hugo Chavez, Ollanta Humala s'en est distancé considérablement ces dernières années, citant constamment en exemple une gauche gestionnaire et favorable au marché, sur le modèle brésilien de Lula.

Avec l'accession au pouvoir d'Ollanta Humala, la droite ne dirige plus que deux pays en Amérique du Sud, le Chili et la Colombie.

(ats)

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