Cyclisme: IAM Cycling a aussi des vues sur les Mondiaux
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CyclismeIAM Cycling a aussi des vues sur les Mondiaux

Pour sa deuxième année dans le peloton, l'équipe suisse s'alignera aux Championnats du monde par équipes. Avec de légitimes ambitions.

par
Grégory Beaud
Majorque
Le train de la formation helvétique doit encore prendre forme, mais il sait déjà aller très vite.

Le train de la formation helvétique doit encore prendre forme, mais il sait déjà aller très vite.

Au moment de monter son ­équipe en vue de la saison 2014, Michel Thétaz avait une petite idée derrière la tête. Il désirait certes briller dans les classiques et dans les courses par étapes, mais le fondateur d'IAM voulait aussi faire bonne figure dans le contre-la-montre par équipes des Mondiaux, à Ponferrada (Esp), du 21 au 28 septembre. Avec Sylvain Chavanel, Gustav Larsson, Thomas Löfkvist ou encore Mathias Brändle, la formation à croix blanche a de quoi faire des étincelles.

Lors du camp de préparation à Majorque, huit coureurs ont testé leurs automatismes lors d'une séance de 60 minutes. Six d'entre eux seront engagés dans la chasse au maillot arc-en-ciel. A près de 80 km/h sur les faux-plats des Baléares, les coureurs d'IAM ont testé leurs limites et ont fait forte impression. «Nous nous cherchons encore, a précisé l'Autrichien Mathias Brändle. Mais c'est un fait que le potentiel est présent pour briller.»

Au moment d'évoquer cette course, le directeur sportif, ­Serge Beucherie, a l'eau à la bouche: «Avec les coureurs que nous possédons, une bonne place est tout à fait réaliste. A ce niveau, une seconde peut faire une telle différence que donner un objectif chiffré ne servirait pas à grand chose.» L'an dernier, à Florence, la ­seule formation entièrement suisse du peloton avait déjà hésité à se lancer dans la bataille. Elle avait finalement repoussé d'une année l'échéance. «Nous avons toujours prôné la politique des petits pas, a corroboré Michel Thétaz. Dans cette optique, c'était plus sage d'attendre un peu.»

D'ici l'automne, plusieurs week-ends seront encore dévolus spécifiquement à construire une vraie équipe. «Nous devons apprendre à nous faire confiance les uns les autres, a précisé Mathias Brändle. Cela ne vient pas tout seul et ces kilomètres parcourus sont très importants.»

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