Ice T a servi un jus explosif
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Ice T a servi un jus explosif

Le bon vieux Ice T n'a pas fermenté. Le chanteur du groupe américain Body Count a déversé vendredi sa haine sur la grande scène de Rock oz'arènes. Un mélange détonnant.

Formatée à la chanson française, j'ai choisi de plonger dans un bain acide au mélange de heavy metal, rap et punk. Histoire de tester ma résistance. La formation, amputée par le décès de trois musiciens en 17 ans d'existence, a gardé sa rage et sa révolte intactes, foi de vieux fan toulousain venu par curiosité nostalgique. La rage, justement, Ice T la crie avec sa voix rauque, les yeux cachés sous la visière de sa casquette. Son guitariste retient la sienne derrière son masque d'Hannibal Lecter. Le Ice T se boit glacé, bien frappé. Ses fans s'enivrent du mélange explosif dans un pogo incessant. Batterie et guitare bass taillent à la tronçonneuse les mélodies. Et j'aime ça ! A petite dose quand même… « Cop killer », la chanson interdite raisonne étrangement dans ces arènes à mille lieues de Los Angeles.

Etourdie, j'attends le « slow » du groupe. Metallica et Deep Purple, mes seules références, excellaient en la matière. Body count n'ose qu'une reprise rock de Jimi Hendrix, « Hey Joe ». Je m'en contente. Un concert presque attendrissant lorsqu'il fait monter sur scène son fils de 14 ans « Little T » et évoque sans cesse sa mère par des… « Mother fucker ». Et sa femme ? Il fait une place à « Coco » sur www.icet.com, ça vaut le détour…

Sophie Roselli

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