Ignazio Cassis à Bruxelles pour apaiser l'UE

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Suisse / UEIgnazio Cassis à Bruxelles pour réparer les pots cassés

Le ministre des affaires étrangères est en déplacement pour renouer le dialogue, après l’abandon de l’accord-cadre.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères a du pain sur la planche.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères a du pain sur la planche.

20min/Simon Glauser

Ignazio Cassis rencontrera lundi, en fin de journée, le nouvel interlocuteur de la Suisse au sein de l’Union européenne, le Slovaque Markos Sefcovic, vice-président de la Commission européenne. Les relations sont loin d’être au beau fixe: il s’agira de la première «prise de contact politique» depuis le mois de mai et l’abandon de l’accord-cadre par la Suisse, comme le rappelle la RTS.

L’UE montre les dents et la Suisse se tâte, ce qui créé des fronts bien divers au sein des partis, entre ceux qui veulent se libérer de l’influence de l’UE, ceux qui veulent s’en rapprocher d’autant plus, et ceux qui auraient voulu persévérer avec la voie actuelle, bien que semée d’embûches.

«Crainte d’une visite inutile»

Le Tessinois aura fort à faire pour apaiser le mécontentement de Bruxelles. Comme le rappellent plusieurs médias, il se rend en Belgique avec «deux arguments pour montrer la bonne volonté de la Suisse». L’un d’entre eux est le déblocage du milliard de cohésion, voté par le Parlement, fin septembre.

Or, l’UE s’est déjà positionnée sur ce sujet: la Suisse ne peut pas espérer montrer sa bonne volonté en remplissant simplement ses obligations prévues depuis bien avant l’abandon de l’accord-cadre. Le journal «Le Temps» a d’ailleurs titré «la crainte d’une visite inutile», en parlant du déplacement du ministre.

(ywe)

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